Table des matières


1. Historique
1.1 Création de la crèche
1.2 Organigramme
2. Buts, fonctions, valeurs
2.1 Définition
2.2 À quoi sert-il ?
2.3 À qui sert-il ?
2.4 Valeurs
2.5 Comment est-il transmis ?
2.6 Réactualisation
3. Le travail auprès des enfants
3.1 Valeurs
3.2 Bien de l’enfant
3.3 Respect de la personnalité
3.4 Espace
3.5 Sécurité et prévention
3.6 Hygiène et soins
3.7 Nourriture et repas
3.8 Sommeil, fatigue et repos
3.9 Autonomie et socialisation
3.10 Observation
3.11 Sécurité affective
3.12 Accueil de l’enfant à besoins particuliers
3.13 Contacts intergénérationnels
3.14 Soutien gestuel
3.15 Maladies et accidents
3.16 Règles, limites et sanctions
3.17 Activités
3.18 Références
3.19 Bilans semestriels
3.20 Travail en réseau
3.21 Label Youp’là bouge
4. Le travail avec les parents
4.1 Valeurs et objectifs
4.2 Confiance
5. L’équipe éducative
5.1 Composition de l’équipe éducative
5.2 Les tâches de l’équipe éducative
5.3 Valeurs et sens du travail en équipe
5.4 Les colloques
5.5 La formation continue
5.6 Le cahier de transmissions
5.7 Les feuilles journalières
5.8 La tablette numérique
5.9 L’évaluation du travail
6. Les annexes
6.1 Règlement interne en cas de sinistre
6.2 Procédure en cas de maladie
6.3 Procédure pour l’administration de médicaments
6.4 Procédure en cas d’accident
6.5 Bilan de l’enfant de 0 à 2 ans
6.6 Bilan de l’enfant de 2 à 5 ans
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1. Historique
1.1 Création de la crèche
La Constitution vaudoise du 14 avril 2003 précise que « en collaboration avec les partenaires privés, l’Etat et les
communes organisent un accueil préscolaire et parascolaire des enfants » (article 63, alinéa 2). Fondée sur
cette disposition de la Constitution vaudoise, la Loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE) a été adoptée par le
Grand Conseil le 20 juin 2006. Elle est entrée en vigueur en 2 étapes, le 1er septembre 2006 pour son aspect
organisationnel et le 1er janvier 2007 pour son aspect financier.
La commune de Le Vaud a donc été amenée à réfléchir à l’offre proposée aux familles sur son territoire. Si les
accueillantes en milieu familial étaient déjà représentées, cela n’était pas le cas pour le placement en structure
d’accueil. Un sondage a donc été envoyé à 158 familles pour définir les besoins en terme de placement des
enfants. 25% des questionnaires sont venus en retour. Cela représentait alors 40 questionnaires et 65 enfants.
Les besoins des familles ayant répondu au questionnaire étaient ciblés sur l’âge scolaire et la pause de midi
(création d’une cantine scolaire) et sur l’âge préscolaire (création d’une crèche).
La cantine scolaire a vu le jour pour la rentrée 2009-2010 et la crèche « Ô comme 3 pommes » a ouvert ses
portes en août 2010.
L’adhésion au Réseau d’accueil des Toblerones ayant été refusée par le Conseil Communal en 2008, la
Structure d’Accueil de Jour des Enfants (SAJE) a été créée en 2010. Elle comprenait alors la cantine scolaire, la
crèche et les accueillantes en milieu familial.
Située dans le préau de l’école, au sein de containers adaptés aux enfants, la crèche pouvait accueillir 3 enfants
de 0 à 18 mois et 12 enfants de 18 mois à l’âge de l’entrée à l’école.
En 2012, l’école a souhaité récupérer les containers car des classes supplémentaires devaient être trouvées. Du
coup, la crèche a intégré le bâtiment accueillant déjà les logements protégés. Ainsi, le locatif du Chemin des
Curtils 2 est devenu intergénérationnel. La capacité de la structure est restée à 15 places mais pour 5 enfants
de 0 à 18 mois et 10 enfants de 18 mois à l’âge d’entrée à l’école.
En août 2014, petite révolution. La commune de Le Vaud adhère au Réseau d’accueil des Toblerones et voit
arriver de nouveaux enfants dont les parents pouvaient alors bénéficier des mêmes tarifs que pour toutes les
familles du Réseau.
En août 2016, la capacité d’accueil de la crèche passe de 15 à 18 enfants. Une augmentation du nombre
d’enfants âgés de plus de 18 mois est possible grâce à la récupération de plusieurs lieux de vie pour les enfants
(ancien bureau de la directrice et utilisation régulière de la salle Mont-Blanc)
1.2 Organigramme
Réseau Toblerones
(R.A.T)
Commune de Le Vaud
Chantal Landeiro (Syndique)
Jonathan Oldacre
(Municipal)
R.A.T
Comptabilité
Sandrine D’Ouche
(Directrice de la crèche)
Personnel éducatif et
Personnel de ménage
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2. Buts, fonctions, valeurs
2.1 Définition
Le projet pédagogique est un document écrit qui décrit l’orientation générale et la pédagogique appliquée au
sein de la crèche « Ô comme 3 pommes »
2.2 A quoi sert-il ?
En premier lieu, le projet pédagogique définit la philosophie de la structure et lui permet ainsi d’affirmer son
orientation éducative, culturelle et intellectuelle.
Ensuite, le projet pédagogique permet à chaque membre de l’équipe éducative d’avoir une réflexion constante
sur son travail auprès des enfants. Ce document est le fruit d’une réflexion commune qui formalise les
différents savoirs et qui permet d’avoir une cohérence dans la manière de travailler auprès des enfants.
Enfin, le projet pédagogique donne aux parents des repères et des références identiques pour tous.
2.3 A qui sert-il ?
Ce document sert en premier lieu à l’équipe éducative. Il donne un objectif de travail commun à chaque
membre et un repère fixe pour l’action quotidienne auprès des enfants.
Le projet pédagogique facilite l’intégration des nouveaux membres de l’équipe, des stagiaires, des apprentis ou
de toute autre personne amenée à travailler au sein de la structure.
2.4 Valeurs
Le projet pédagogique défend des valeurs choisies par toute l’équipe éducative.
– Le professionnalisme
– Le respect
– La qualité du travail
– La collaboration
– La communication
2.5 Comment est-il transmis ?
Le projet pédagogique est transmis de manière différente selon les personnes auxquelles il s’adresse.
– Lors de l’entretien d’embauche, il est transmis oralement à la candidate par la directrice
– Dès l’engagement, il est remis sous forme de document à lire à la nouvelle collaboratrice mais
également aux personnes remplaçantes, stagiaires, apprenties, auxiliaires
– Il est transmis oralement aux parents par la directrice lors du 1er entretien mais aussi par la référente
de l’enfant lors du 1er jour d’adaptation. Lors de l’inscription définitive, les parents ont la possibilité de
lire le projet pédagogique sous forme de document
– Le projet pédagogique est présenté par la directrice dès que cela s’avère nécessaire
– Il est accessible et visible par tous sur le site internet de la structure www.ôcomme3pommes.ch
2.6 Réactualisation
Le projet pédagogique correspond à des personnes précises à un moment précis. Son caractère de repère fixe
et stable ne lui ôte cependant pas son caractère inachevé.
Afin d’être en adéquation avec l’équipe s’y fiant et afin d’être constamment amélioré et précisé, il est
nécessaire de le réactualiser régulièrement.
Cette réactualisation est une évaluation et une mise à jour du document faite lors d’une réunion d’équipe de
toutes les personnes en poste à ce moment (date fixée par la directrice)
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3. Le travail auprès des enfants
3.1 Valeurs
Dans notre pratique quotidienne, nous suivons une ligne pédagogique qui privilégie au maximum le bien-être
de l’enfant. Nous créons un espace chaleureux et adapté afin qu’il se sente en sécurité physique et psychique.
L’existence d’une relation de confiance entre l’enfant, les parents et l’équipe éducative est primordiale. Nous
tenons à assurer une continuité entre la maison et la crèche, sans se substituer aux parents.
Notre réflexion générale se base sur plusieurs objectifs :
– Accompagner l’enfant, le guider dans ses découvertes et l’encourager dans ses acquisitions, sans faire
à sa place
– Écouter, verbaliser, expliquer nos actions pour permettre à l’enfant de se sécuriser et de devenir
autonome
– Veiller à son bien-être, son confort et son hygiène
– Respecter ses goûts, ses plaisirs et ses différentes humeurs
– Amener l’enfant, petit à petit, à l’autonomie
– Privilégier sa créativité en proposant des moments de jeux variés
– Offrir un matériel visant à stimuler les possibilités sensori-motrices sans toutefois sur-stimuler l’enfant
3.2 Bien de l’enfant
Pour mener au mieux son action éducative, il nous faut avoir pour unique objectif le bien de l’enfant. Cela
comprend sa santé physique, psychique et sociale.
Pour le bien de l’enfant, nous avons mis en place un temps d’adaptation lors de son inscription à la crèche. Il
s’agit d’une arrivée progressive, répartie sur une dizaine de jours. Lors du 1er jour, le parent rencontre
l’éducatrice de référence de l’enfant. Cet entretien a pour but d’échanger autour des habitudes de l’enfant à la
maison et ainsi avoir une première idée de qui est l’enfant. L’adaptation permet à l’enfant de s’habituer, petit à
petit, à un nouvel environnement, de nouvelles personnes et de nouvelles habitudes. La présence quotidienne
augmente chaque jour et se terminera après 10 jours par une présence de l’enfant sur la journée entière.
Lors de chaque arrivée à la crèche, l’éducatrice accueille l’enfant ainsi que son parent et porte sur eux un
regard bienveillant et rassurant. L’éducatrice prend le temps nécessaire afin de savoir si cet enfant va bien ou
s’il y a des choses précises à prendre en considération pour la journée. La séparation parent/enfant se fait le
plus possible en douceur, l’éducatrice rassure l’enfant (et son parent si besoin), l’invite à faire un jeu ou à lire
une histoire, à dire au-revoir à son parent par la fenêtre. Elle crée avec l’enfant un rituel pour marquer la
séparation.
Tout au long du temps passé à la crèche, l’enfant bénéficie du soutien de l’équipe éducative. Nous veillons à ce
qu’il se sente bien en lui proposant divers activités, nous sommes disponibles si l’enfant a besoin d’un câlin ou
de paroles réconfortantes.
A la crèche, l’enfant a accès à de nombreuses occupations et l’équipe éducative est attentive à son attitude afin
de détecter un éventuel mal-être. Cela peut être un simple moment de tristesse, un conflit avec un copain ou
un petit bobo qui mérite d’être soigné.
L’équipe éducative met donc tout en œuvre pour que l’enfant jouisse pleinement des moments passés à la
crèche. Pour lui c’est une grande aventure ! Il s’agit, très souvent, du début de l’apprentissage de la vie en
collectivité L’éducatrice doit rester à l’écoute de ses besoins, le guider, l’encourager et le féliciter dans ses
nouvelles expériences.
3.3 Respect de la personnalité
L’équipe éducative respecte la personnalité de l’enfant en prenant en compte :
– son rythme de développement
– ses besoins et ses frustrations
– son intimité
– son histoire de vie, ses croyances et sa culture
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3.4 Espace
La crèche « Ô comme 3 pommes » est une petite structure qui fonctionne de manière dite « verticale ». C’est-
à-dire que nous accueillons des enfants de 3 mois à 4 ans environ, dans des espaces différents, sans forcément
les séparer par tranche d’âge. Nous conservons ainsi une dynamique familiale qui favorise l’autonomie et
développe l’entraide des uns et des autres.
Les locaux de la structure sont composés de 2 appartements réunis. Dans le 1er appartement, nous y trouvons
une salle de bains aménagée pour les enfants les plus grands, une cuisine entièrement équipée et ouverte sur
l’espace de vie. Cet espace de vie est utilisé pour les activités, les jeux et les repas et il donne accès à l’espace
extérieur, un grand jardin privatif et sécurisé.
Le 2ème appartement comporte un hall d’entrée faisant office de vestiaire pour les enfants, une salle de bains
aménagée pour les enfants les plus petits, une cuisine entièrement équipée, sécurisée par une barrière et
ouverte sur la salle de vie ainsi que d’une chambre qui fait office de salle de sieste pour les bébés. L’espace de
vie permet des activités, des jeux, des repas et il donne accès à une terrasse spécialement aménagée pour les
enfants les plus petits. Cette salle de vie permet également aux enfants les plus grands, en particulier les futurs
écoliers, d’avoir un espace pour se reposer ou dormir après le repas de midi.
Une salle se trouvant en dehors des 2 appartements mais à l’entrée de ceux-ci fait office de salle de sieste pour
les enfants entre 2 et 4 ans qui dorment à chaque moment de repos. Cette salle, avant d’être une salle de
sieste, était le bureau de la directrice de la structure.
Un autre espace qui est très souvent utilisé se trouve au dernier étage du bâtiment. Il s’agit de la salle « MontBlanc ». Celle-ci permet aux enfants d’avoir un grand espace à disposition pour faire de la gym, de la danse,
toute sorte d’activité motrice qui ne pourrait être faite à l’extérieur en raison du temps.
Le dernier endroit qui compose la crèche se situe sous les combles du bâtiment. Il s’agit du bureau de la
directrice et de la salle de pause de l’équipe éducative. Cette salle est aménagée avec table, chaises, fauteuils,
machine à café, bouilloire électrique, frigo et point eau. Cela permet ainsi de pouvoir se ressourcer en toute
tranquillité.
3.5 Sécurité et prévention
L’enfant qui grandit est toujours plus curieux de son entourage, et plus il acquiert de nouvelles capacités
motrices plus il est téméraire dans ses découvertes. C’est pourquoi il est important de sécuriser, au maximum,
les lieux dans lesquels il évolue.
Tout au long de la journée, il est impératif qu’une éducatrice diplômée encadre le groupe d’enfants. Elle est en
collaboration dans cette tâche avec une 2ème éducatrice diplômée, une auxiliaire, une apprentie ou une
remplaçante. Lorsque du personnel non formé et/ ou non-diplômé seconde l’éducatrice, celui-ci est sous la
responsabilité directe de l’éducatrice.
Taux d’encadrement
Les taux d’encadrement sont fixés par l’Office d’Accueil de Jour des Enfants (OAJE) du canton de Vaud.
Pour les enfants entre 0 et 18 mois, l’encadrement doit être assuré par une diplômée pour 5 enfants.
Pour les enfants entre 18 et 30 mois, l’encadrement doit être assuré par une diplômée pour 7 enfants.
Pour les enfants entre 30 mois et 4 ans, l’encadrement doit être assuré par une diplômée pour 10 enfants.
L’OAJE nous accorde également le droit, si le nombre d’enfants est inférieur à 11, et ce, de manière
temporaire, de ne plus prendre en considération les tranches d’âge des enfants présents. La règle qui vaut
pendant ces moments est la prise en compte de l’âge de l’enfant le plus petit et l’adaptation du nombre
d’adultes en fonction de la tranche d’âge correspondante.
La sécurité des locaux
Au même titre que le taux d’encadrement, les locaux sont soumis au contrôle de l’OAJE mais également à celui
de l’Etablissement Cantonal des Assurances (ECA)
Entrée dans les locaux de la crèche
La porte d’entrée principale est fermée en permanence et sa poignée est à 1m50.
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La sécurité dans le matériel de jeu
Les jeux proposés aux enfants sont adaptés à leur âge. Les jeux, dont le diamètre est inférieur à la taille d’une
pièce de 5.-, ne sont pas à disposition des enfants.
Les enfants qui apporteraient des jouets n’entrant pas dans les critères ci-dessus ne pourront pas les garder à
la crèche.
Tout ce qui ne nous semble pas adapté à l’usage des enfants est retiré de la crèche. Les jeux cassés sont jetés.
La sécurité pendant le moment de la sieste
Au sein du groupe des bébés, la porte de la salle de sieste est vitrée et permet une visibilité de la pièce. Des
contrôles réguliers se font également à partir du moment où un bébé est endormi dans cet espace.
Au sein du groupe des grands, il y a 2 salles de sieste à disposition. Dans la 1ère salle, qui accueille les enfants
qui dorment à chaque sieste, une personne reste en permanence pendant le temps de repos des enfants. Dans
la seconde salle, qui accueille les enfants les plus grands mais aussi ceux pour qui la sieste n’est plus forcément
une habitude à la maison, une personne reste environ 30 à 45 minutes avec les enfants pour leur permettre un
moment de repos, sans obligatoirement s’endormir.
La sécurité pendant les moments de soins
Les tables à langer et le matériel nécessaire au change de l’enfant sont préparés avant chaque soin et/ ou
change.
Un enfant n’est jamais laissé seul sur la table à langer. Une main de l’adulte est en permanence posée sur lui
afin de le sécuriser. Nous n’hésiterons pas à le rappeler aux parents que nous verrions laisser leur enfant sans
surveillance !
La sécurité au jardin
Le jardin est délimité par une barrière et un portail fermé par un système de sécurité. Nous sommes attentives
au fait que celui-ci soit bien mis en place à chaque fois que nous sommes à l’extérieur.
Les jeux sont adaptés à l’âge des enfants. Un adulte est présent en permanence afin de surveiller le groupe.
La sécurité en promenade
Les enfants qui marchent tiennent la poussette ou donnent la main à l’adulte. Les plus grands peuvent être
amenés à se donner la main entre eux. Ils seront alors entourés pas les adultes présents. Lors de balades sur
des sentiers sécurisés, où les voitures n’ont pas accès, les enfants ont la possibilité de marcher et courir comme
ils le souhaitent.
Les enfants portent un sautoir autour du cou à chaque sortie. Nous sommes dans un petit village avec
beaucoup de paysans et donc de gros véhicules. Les enfants sont ainsi bien visibles.
Pour toutes nos sorties, nous avons un téléphone portable ainsi qu’une trousse de secours.
La pharmacie et la trousse de secours
Une pharmacie complète est installée dans l’armoire à pharmacie de la salle de bains des grands. Ces
pharmacies contiennent tous les médicaments et matériaux médicaux nécessaires aux soins de base dont les
enfants pourraient avoir besoin.
La trousse de secours est stockée dans une armoire, hors de portée des enfants. Cette trousse est présente lors
de chaque sortie. Elle contient tous les médicaments et matériaux médicaux nécessaires aux soins de base et
d’urgence dont les enfants pourraient avoir besoin à l’extérieur de la crèche.
Les gestes d’urgence
Tous les 2 ans environ, le personnel éducatif se verra proposé une remise à jour des gestes d’urgence à
effectuer en cas de problème grave avec un enfant (arrêt respiratoire, étouffement, allergie)
La sécurité en cas d’incendie
Un extincteur est à disposition à l’entrée du bâtiment de la crèche.
Une procédure en cas d’incendie (voir annexe n°1) est mise en place. Elle est testée chaque année afin de
s’assurer que les gestes à effectuer sont connus de tout le personnel éducatif.
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Au niveau de la prévention, le lieu d’accueil qu’est la crèche est reconnu dans son rôle de prévention parce
qu’il pose un regard extérieur à la famille. A partir de l’observation de l’enfant, il est possible de détecter des
difficultés familiales, une éventuelle maltraitance physique ou psychologique ou divers troubles (langage,
motricité, comportement, …)
Ce travail de prévention se fait en partenariat avec l’extérieur (OAJE, SEI, pédiatre, école, …) Néanmoins, les
parents restent les interlocuteurs principaux et c’est vers eux que les solutions vont être cherchées en premier.
De plus, au niveau de la prévention, une série de procédures (voir annexes) a été mises en place, avec la
collaboration du pédiatre de référence de la crèche. Ces procédures concernent :
– les maladies
– les accidents
– les convulsions
– la suspicion de maltraitance
– la mort subite du nourrisson
– l’étouffement
– la disparition
– l’administration de médicament
Les parents reçoivent toutes ces procédures lors de la demande d’inscription de leur enfant et signent une
décharge indiquant qu’ils les ont bien reçues.
3.6 Hygiène et soins
La journée est aussi ponctuée par des moments calmes d’échanges lors des soins apportés à l’enfant
concernant la propreté.
En effet, changer les couches, nettoyer l’enfant, éventuellement le crémer, permettent des temps d’échanges
très personnalisés où la parole a une grande place. La relation privilégiée entre l’enfant et l’adulte lors du
moment du change est importante. Au travers du dialogue, l’adulte cherche à faire collaborer l’enfant, à lui
donner une part active à un moment de soins où le respect de l’intimité de l’enfant prime.
Apprentissage de l’hygiène
Nous apprenons aux enfants à se laver les mains après chaque sortie ou après avoir été aux toilettes ou sur le
pot et nous leur apprenons également à se brosser les dents après le repas de midi.
Hygiène lors des changes
Avant d’installer un enfant sur la table à langer, nous veillons à avoir à portée de mains tout le matériel
nécessaire au change (casier de l’enfant avec ses habits, crème, couche) Une fois l’enfant changé, la table à
langer est désinfectée, nos mains nettoyées avec de l’eau et du savon, séchées avec du papier à usage unique.
Au besoin, elles sont également désinfectées avec un produit spécifique.
En cas de diarrhées, de gastro-entérite et également en cas de saignements, nos mains sont munies de gants à
usage unique afin d’éviter tout risque de contagion. Elles seront ensuite nettoyées et désinfectées.
En cas de maladie
Malgré des règles d’hygiène strictes, il est difficile d’éviter à l’enfant qui vit en collectivité d’être contaminé par
certains virus.
Mais c’est en luttant contre ces virus que l’enfant construira son système de défense immunitaire.
Concernant les maladies contagieuses, nous ne pourrons pas accepter l’enfant au sein de la crèche, pour son
bien-être et celui des autres, lorsqu’il est atteint d’une maladie contagieuse ou lorsque son état général ne le
permet pas (en cas de fièvre par exemple) Un enfant malade a besoin d’une attention constante et de soins
individuels que nous ne pouvons pas lui offrir.
Lorsque les parents nous apportent des médicaments que nous devons donner à l’enfant, nous leur
demandons de noter les emballages au nom de l’enfant et de remplir une feuille afin de connaître la posologie
du médicament. Par le remplissage de ce document et la signature des parents, l’autorisation est donnée à
l’équipe éducative de donner le traitement médicamenteux à l’enfant.
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Hygiène du matériel
Les frigos et congélateurs sont nettoyés complètement 1 fois par mois.
La température des frigos doit être comprise entre 2 et 8°. Un thermomètre est placé dans chacun d’eux afin
de permettre le contrôle une fois par mois. Ces contrôles sont reportés sur une feuille prévue à cet effet.
Les lave-vaisselle sont nettoyés complètement 1 fois par mois.
Les lessives se font chaque jour. De ce fait, lave-linge et sèche-linge sont nettoyés complétement 1 fois par
mois.
Nous veillons à ce que chaque enfant ait sa propre literie, ceci autant pour retrouver ses effets personnels que
pour des raisons d’hygiène.
Le nettoyage des jeux et du matériel se fait selon une liste établie. Cette liste détaille précisément quels jeux
et matériels doivent être lavés ainsi que leur fréquence de lavage. A chaque fois qu’un nettoyage est effectué,
une date est apposée sur cette liste.
Nous veillons à apporter une bonne qualité quotidienne d’hygiène dans tous les domaines : salles, jeux, lits,
salle de bains, soins corporels.
3.7 Nourriture et repas
La crèche a obtenu le label « Fourchette verte » en avril 2013. Ce label vise à une alimentation saine, équilibrée
et variée qui est adaptée aux besoins des plus petits.
Le moment du repas est une occasion de socialisation et un moment d’apprentissage de certaines règles, mais
c’est avant tout un moment qui se veut détendu, plaisant, vécu dans un climat de confiance et de respect
réciproque.
C’est donc un temps qui donne la possibilité aux enfants d’intégrer les règles de vie ou de société ainsi que les
bonnes manières de se tenir à table. C’est pourquoi, l’équipe éducative mange avec les enfants et fait ainsi
office de modèle sachant que les enfants apprennent beaucoup par imitation. Les enfants sont sensibilisés au
fait de se laver les mains avant de passer à table mais aussi à la fin du repas, à mettre une bavette afin de ne
pas se salir, à rester assis tout au long du repas, à ne pas jouer avec la nourriture ou encore à respecter l’espace
et l’assiette du voisin.
L’enfant est encouragé dans son autonomie au travers des repas. Nous le laissons manger au maximum seul et
nous l’encourageons à utiliser ses services. Les plus grands mangent avec cuillère, fourchette et couteau et les
plus petits avec cuillère et fourchette. Quant aux bébés, ils ont également la possibilité d’utiliser leurs doigts.
L’équipe reste néanmoins présente pour aider les enfants qui en auraient besoin.
Les moments de repas dans la journée
Une collation est proposée aux enfants aux alentours de 09h00. Cette dernière est composée de fruits frais,
d’un morceau de pain ou d’un autre aliment tenant au corps ainsi que d’une boisson (eau ou tisane du jour).
Le repas de midi, proposé à 11h30, est généralement composé d’un morceau de pain, d’une soupe, d’une
salade, d’un féculent, de protéines et de légumes. Un dessert est proposé après le plat principal. Les enfants
peuvent se resservir de tout du moment qu’ils ne dépassent pas la ration recommandée par le label
« Fourchette verte » L’assiette leur est proposée avec tous les aliments prévus au menu du jour. Lorsqu’un
enfant n’aime pas un aliment, nous n’allons pas le forcer à le manger mais insisterons néanmoins sur le fait de
goûter.
Enfin, nous servons le goûter à 16h00. Celui-ci est généralement composé de fruits frais, d’un produit laitier,
d’un gâteau ou de pain.
Nous utilisons 2 salles à notre disposition qui ont chacune du matériel adapté aux enfants. Nous gardons
généralement les bébés dans une des salles mais nous y accueillons régulièrement des grands à une table pour
venir partager le repas de midi avec les bébés ainsi que 2 adultes.
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Nous tendons à donner le repas des bébés en fonction de leurs habitudes à la maison. Néanmoins, les parents
sont rendus attentifs au fait qu’en collectivité, le rythme personnel peut parfois être modifié en raison du
nombre d’enfants plus élevé et qui ne permet pas toujours de répondre à la minute aux besoins de l’enfant.
Des menus spéciaux peuvent être commandés s’il y a un certificat médical attestant que l’enfant présente une
allergie ou une intolérance à un aliment.
3.8 Sommeil, fatigue et repos
Chez l’enfant comme chez l’adulte, le sommeil fait partie des besoins physiologiques (comme manger ou
boire). L’enfant a donc besoin de dormir et parfois, suivant son âge, de faire plusieurs siestes dans la journée.
Comme pour l’alimentation, nous tendons à prendre en compte le rythme personnel de chaque enfant mais il
est important de garder en tête que les temps de repos à la crèche peuvent être différents qu’à la maison. Le lit
n’est pas le même, il peut y avoir du bruit, il y a plusieurs enfants dans la même pièce. Les parents sont rendus
attentifs à cela.
Le moment de la sieste est essentiel à l’enfant. Il lui permet de reprendre des forces, il est réparateur et
constructeur. Le sommeil favorise la mémorisation et l’apprentissage. De ce fait, nous partons du principe que
nous ne réveillerons pas un enfant qui dort et ce, même si la demande émane de la famille. Néanmoins, nous
ouvrons la porte de la salle de sieste à 15h00 au plus tard afin que le bruit ambiant réveille doucement l’enfant
encore endormi. Nous savons également qu’une sieste au-delà de 15h00 peut avoir une influence sur le
moment du coucher du soir et que cela pourrait alors être problématique pour les parents.
Chez les bébés, la sieste est donc proposée à l’enfant à chaque fois que nous pensons qu’il en a besoin. Les
bébés dorment dans une pièce où se trouvent 6 lits à barreaux. Chaque bébé a son propre lit et son propre
linge de lit et dort avec tous ce dont il a besoin (patte, lolette, doudou, …)
Chez les plus grands, la sieste est proposée entre 12h30 et 14h30 (voire 15h00). Deux salles sont à disposition
pour le moment de la sieste :
– La 1ère salle accueille les enfants qui dorment à chaque fois. Un adulte reste dans la salle tout au long
de ce moment afin de garantir un sommeil réparateur à tous.
– La seconde salle accueille plutôt les enfants les plus grands, ceux qui ne dorment plus à chaque fois ou
pour qui un simple moment de calme suffit à recharger les batteries pour le reste de la journée. Un
adulte reste dans la salle environ 30 à 40mn et sortira ensuite avec les enfants qui ne dorment pas. Les
enfants endormis restent seuls dans la pièce et peuvent se lever tranquillement lorsqu’ils le
souhaitent et rejoindre le reste du groupe dans la salle d’à côté. Néanmoins, l’adulte retourne très
régulièrement vérifier que tout se passe bien.
Notre rôle
Le rôle de la personne en charge du moment de sieste est de respecter au maximum les rythmes de l’enfant,
d’apprendre à reconnaître les signes de fatigue et les rituels qui lui permettent de se sentir bien pour ce
moment.
Nous favorisons l’endormissement en aménageant un lieu sécurisant, calme et assombri (sans être dans la nuit)
L’adulte qui reste dans la salle peut mettre un cd avec de la musique douce qui permettra aux enfants de se
laisser aller plus facilement. Les paroles à l’enfant sont dites de manière douce et chuchotée. Si l’enfant en
exprime le souhait, l’adulte pourra également s’asseoir à ses côtés pour lui caresser le dos ou la tête.
3.9 Autonomie et socialisation
Il s’agit d’aider l’enfant à devenir de plus en plus indépendant (autonome) tout en vivant en relation avec les
autres (socialisation)
Ces 2 domaines se développent de manière harmonieuse dans la mesure où l’enfant reçoit de l’attention, de la
sécurité, du respect et de la confiance.
Au niveau de l’autonomie, l’enfant doit se sentir soutenu et encouragé. L’autonomie est une étape importante
dans le développement personnel et social de l’enfant.
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A la crèche, les enfants sont encouragés, entre autre :
– À utiliser le pot ou les toilettes (pas de forcing de la part de l’équipe)
– À s’habiller et se déshabiller seul ou avec un minimum d’aide, selon l’âge et les capacités personnelles
– À choisir activité, jeu, matériel
– À se servir de leur cuillère, fourchette et/ou couteau lors des moments de repas
En ce qui concerne la socialisation, en tant que structure d’accueil, nous sommes un lieu de rencontre au sein
duquel peuvent se créer des relations positives voire même amicales.
La socialisation de l’enfant est essentielle afin de lui permettre de s’enrichir au contact des autres et ce, afin de
mieux grandir. Que ce soit par le sourire dans les premiers mois de vie ou le fait d’aller explorer le monde qui
les entoure, la socialisation permet l’adaptation à la société pour pouvoir s’y intégrer.
L’enfant va apprendre :
– À vivre avec d’autres personnes
– La notion de partage
– À jouer avec l’autre
– Que les professionnelles s’occupent de tous les enfants et portent la même attention à tous
Au travers de toutes les activités proposées aux enfants, l’équipe éducative cherche à ce que chaque enfant
développe une bonne estime de lui-même. De ce fait, l’enfant est valorisé, encouragé et félicité. L’équipe
éducative permet à l’enfant de trouver sa place dans le groupe de par les règles établies dans celui-ci.
L’équipe éducative soutient donc l’enfant dans la reconnaissance de ses compétences propres en
l’accompagnant peu à peu à se reconnaître autonome au sein d’un groupe.
3.10 Observation
L’observation est un outil professionnel qui permet à l’équipe éducative :
– De voir autre chose que ce qui est attendu
– De s’enrichir professionnellement
– D’avoir un outil pour comprendre une situation, un comportement, une relation
L’observation permet encore :
– D’avoir une bonne connaissance de l’autre afin de répondre au mieux à ses besoins
– De porter un regard bienveillant, un regard dégagé de préjugé
– D’éviter la stigmatisation des dysfonctionnements
– D’apporter et confronter des regards différents
– De débloquer une situation par une compréhension nouvelle
– De prendre du recul
– D’élaborer, planifier, organiser, évaluer et réorienter l’action éducative
« Observer, c’est considérer avec une attention particulière et une intention, quelqu’un, quelque chose ou une
situation afin d’obtenir des informations, de mieux connaître, de mieux comprendre » (Contrepoids, 2008, p13)
L’observation des enfants permet de découvrir la richesse de leurs activités, de leurs compétences. Elle les
accompagne dans leur développement, aide l’équipe éducative à adapter l’environnement à leurs besoins et
enrichissent les liens avec les parents.
3.11 Sécurité affective
Se sentir en sécurité est essentiel pour bien grandir. Cette sécurité se situe dans les actes pratiques de la vie
quotidienne (sécurité vitale dont nous avons parlé au point 3.5) ainsi que dans la sécurité affective de l’enfant.
Face à l’enfant, l’équipe éducative s’engage :
– à l’encadrer avec empathie, sans prendre la place de ses parents
– à l’accompagner et à le soutenir dans le développement de l’estime de soi et de l’estime de l’autre
– à l’accompagner à acquérir son indépendance en le stimulant dans ses responsabilités et à le féliciter
dans ses acquisitions (ranger ses affaires, respecter le matériel, ranger son doudou par exemple)
– à l’encourager à exprimer son ressenti lors d’un conflit avec un camarade et à lui apprendre à formuler
ses besoins
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La sécurité affective des enfants que nous accueillons commence avec la relation entretenue avec les parents.
C’est pour cette raison que nous les considérons comme des partenaires indispensables. Une relation de
qualité entre les parents et l’équipe éducative aura une influence positive sur le bien-être de l’enfant.
3.12 Accueil de l’enfant avec besoins particuliers
Selon l’article 24 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (article 24), le droit à
l’éducation est obligatoire pour tous.
L’équipe éducative se propose dès lors d’accueillir et d’accompagner l’enfant dans son quotidien, avec un
regard bienveillant et plein de respect pour lui et sa famille. En accueillant cet enfant, la structure lui permet de
s’intégrer à une vie sociale ordinaire ainsi qu’une ouverture à d’autres apprentissages.
Avec l’enfant ayant des besoins particuliers, l’équipe éducative sera attentive à :
– l’accueillir et à l’intégrer comme n’importe quel autre enfant, tout en tenant compte de son degré
d’autonomie (il fera avec les autres mais pas forcément comme eux)
– réfléchir à l’aménagement de l’espace et à l’organisation de la journée selon ses besoins
– favoriser ses compétences sans le différencier des autres
– être à l’écoute pour soutenir et stimuler son intégration au groupe
Pour le reste du groupe, le fait d’accueillir un enfant ayant des besoins particuliers va lui permettre de s’ouvrir
à la différence et à moins l’appréhender. Cela va développer le sentiment d’empathie ainsi que le sens des
responsabilités.
La crèche est un lieu de socialisation et d’apprentissage de l’autonomie pour tous les enfants et non un lieu de
thérapie. Néanmoins, l’équipe fait preuve d’une grande ouverture d’esprit, de souplesse et d’imagination.
Comme enrichissement et renforcement des compétences, elle est ouverte à une collaboration avec d’autres
professionnels impliqués dans la vie de l’enfant et de sa famille : physiothérapeute, logopédiste, pédiatre, SEI
par exemple. Tous ces professionnels sont les bienvenus au sein de la structure pour des moments de travail
avec l’enfant concerné ou simplement pour des moments d’observation.
La présence d’une personne extérieure peut s’avérer parfois nécessaire pour permettre une meilleure
intégration de l’enfant au reste du groupe ou pour permettre à l’enfant concerné de faire des apprentissages à
son rythme en ayant un soutien plus spécifique.
Les parents de l’enfant ayant des besoins particuliers trouveront une équipe éducative prête à les soutenir. Ils
vont pouvoir bénéficier, pour leur enfant, d’une intégration à la vie sociale et, de ce fait, éviter une exclusion.
3.13 Contacts intergénérationnels
La crèche se situe dans un bâtiment dit « intergénérationnel ». De ce fait, tout-petits et seniors se côtoient
régulièrement.
Les personnes âgées qui habitent l’immeuble sont totalement autonomes. Elles sont accueillies dans des
logements protégés placés sous la responsabilité d’une infirmière diplômée présente quelques heures dans la
journée pour s’assurer de leur bonne santé.
La structure, en collaboration avec l’infirmière responsable, propose environ tous les 3 mois aux personnes
âgées présentes et intéressées de venir passer un petit moment auprès des enfants dans le cadre d’un goûter.
Ces échanges intergénérationnels permettent :
– à chacun de créer des liens entre les générations
– l’apprentissage du respect des générations (dire bonjour, au-revoir dans les couloirs, ne pas faire trop
de bruit par exemple)
– le partage de moments de plaisir entre enfants et personnes âgées
– la stimulation des personnes âgées
– la découverte par les plus jeunes d’une tranche d’âge plus lointaine
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3.14 Soutien gestuel
C’est dans le cadre de l’accueil d’un enfant ayant des besoins particuliers que l’équipe éducative s’est
intéressée au soutien gestuel que cet enfant utilisait à la maison et en thérapie. Afin d’éviter une stigmatisation
de cet enfant en utilisant cette nouvelle manière de communiquer, l’équipe a décidé de l’apprendre à tous les
enfants présents dans la structure.
Dès l’âge de 8 mois, l’enfant est réceptif à ce mode de communication qui va lui permettre d’exprimer désirs,
sentiments, besoins, émotions. Cela va éviter des frustrations chez certains enfants et permettre aux enfants
ayant des besoins particuliers ou de langue étrangère à s’intégrer plus facilement.
Le soutien gestuel est moins complexe que la langue des signes française (LSF). Il ne possède ni grammaire ni
syntaxe. Il est là pour stimuler la communication et l’expression et non pas pour apprendre une nouvelle
langue.
Le geste est toujours accompagné de la parole et ainsi ne retarde pas l’acquisition du langage oral.
Au sein de la crèche, nous habituons les enfants chaque jour à cette manière de communiquer. Les signes sont
introduits au fur et à mesure, souvent lors des moments de chansons ou de repas. Le geste doit être le plus
proche possible du mime et le plus simple possible à réaliser sur le plan moteur.
3.15 Maladies et accidents
La crèche, comme la loi l’exige, a une pédiatre de référence vers qui l’équipe éducative peut se tourner en cas
de besoin.
La Doctoresse Givry, à Nyon, nous conseille lorsqu’une situation nous semble problématique ou nécessite une
réflexion plus précise. En aucun cas, elle intervient auprès de l’enfant.
C’est sous les conseils de Madame Givry que les procédures en vigueur à la crèche ont été créées.
Les maladies
Voir annexe n°2 (procédure en cas de maladie)
L’équipe éducative est consciente qu’un enfant malade complique la vie des parents, dans leur organisation et
leur activité professionnelle. Néanmoins, elle veillera à sensibiliser les parents au fait qu’il vaut mieux prendre
en compte une maladie dès le premier symptôme et garder son enfant à la maison, pour une guérison plus
rapide, plutôt que d’amener un enfant à la crèche qui n’est pas un milieu propice au repos.
Lors de l’inscription de l’enfant à la crèche, les parents sont également sensibilisés au fait qu’il est
indispensable pour eux d’avoir une « solution de secours » en cas de maladie. Cela peut être un membre de la
famille, un voisin, un ami mais aussi le service de garde à domicile pour les enfants malades proposé par la
Croix-Rouge Suisse.
L’enfant peut donc venir à la crèche en cas de maladie et/ ou de fièvre uniquement s’il est suffisamment bien
pour participer à toutes les activités proposées dans la journée. Par exemple, un enfant présentant un rhume
ne pourra pas être laissé à l’intérieur à la demande des parents. S’il vient à la crèche, c’est qu’il peut profiter de
tout ce que l’équipe va pouvoir lui proposer.
S’il s’agit d’une maladie contagieuse, le temps d’éviction est indiqué dans un document intitulé
« Recommandations romandes et tessinoises d’éviction (pré)scolaire pour maladie transmissible » et nous nous
basons sur ce document pour établir le temps où l’enfant n’aura pas la possibilité de fréquenter la structure.
Cette liste des évictions indique entre autre les maladies les plus courantes en collectivité, s’il y a nécessité de
garder l’enfant à la maison ou non, et si oui, combien de temps au minimum doit durer l’éviction.
En cas de maladie contagieuse, il est demandé aux parents d’en informer au plus vite l’équipe éducative afin
que les mesures nécessaires à empêcher une propagation de la maladie puissent être prises. Egalement pour
informer les autres parents de quelle maladie est en train de « sévir » à la crèche et leur permettre ainsi d’être
plus attentifs face aux différents symptômes qui pourraient survenir chez leur enfant.
Les maladies qui se déclarent à la crèche ou un état de santé dégradant de l’enfant seront annoncées aux
parents par téléphone. L’équipe regardera avec les parents s’il faut administrer un médicament à l’enfant et si
un des parents peut venir le chercher plus tôt.
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Dans le cas où un enfant n’est vraiment pas bien, que sa prise en charge à la crèche est trop pénible pour lui et
trop lourde pour l’équipe éducative, il sera demandé aux parents de venir chercher leur enfant rapidement.
L’administration de médicaments
Voir annexe n°3 (procédure en cas d’administration de médicament)
Les maladies bégnines de la petite enfance ne requièrent généralement pas de médicament. La plupart du
temps, elles guérissent d’elles-mêmes avec un peu de temps et de repos.
Il y a cependant des cas où les médicaments sont nécessaires. Aucun médicament ne sera administré à l’enfant
sans autorisation des parents. Que cela soit des médicaments allopathiques, homéopathiques ou
phytothérapiques. Dès lors, un document sur la manière dont nous administrons les médicaments aux enfants
ainsi que sur la conservation de ces produits a été établi. Ce document sera utilisé par les parents et l’équipe
éducative pour chaque médicament que nous devrons donner à l’enfant.
Les parents remplissent eux-mêmes le recto de ce document et leur signature apposée en fin de page donne
l’autorisation à l’équipe éducative de soigner leur enfant selon leurs recommandations et/ou celles du
pédiatre.
A chaque fois que le médicament sera donné à l’enfant, la personne qui aura été en charge du traitement,
notera au verso de ce document : la date, le nom du médicament, l’heure et y apposera également sa
signature.
Une fois le traitement terminé, le document complété est classé dans le dossier de l’enfant afin d’avoir un suivi
sur les médicaments qui lui ont été donnés ainsi que pour avoir un historique au niveau de sa santé.
Les accidents
Voir annexe n°4 (procédure en cas d’accident)
Lors du 1er entretien avec les familles, la Direction mentionne aux parents que même à la crèche, le risque
« zéro » n’existe pas. L’équipe éducative est formée, encadre les enfants selon des procédures et des normes
établies par l’Office d’Accueil de Jour des Enfants (OAJE) entre autre. Néanmoins, le nombre d’enfants accueillis
en même temps fait également que les accidents peuvent être plus nombreux.
Afin de garantir des gestes adéquates pour soigner les enfants dont nous avons la charge, chaque membre de
l’équipe éducative a suivi un cours spécialement destiné aux urgences chez les enfants. Ce cours est,
généralement, proposé tous les 2 ans.
Dans le cas où un enfant serait victime d’un accident bénin (coupure peu profonde, bosse), nous soignons
l’enfant et en avisons les parents si nous estimons qu’il est préférable pour eux d’être avertis de la situation
avant de venir rechercher leur enfant le soir.
Pour les accidents plus importants voire graves, nous avisons le 144 et donnons les soins nécessaires à l’enfant
en fonction de ce qui nous est transmis par les secours en attendant leur arrivée. Les parents seront avisés dès
que l’enfant sera sous surveillance médicale.
3.16 Règles, limites et sanctions
Même si elles ne plaisent pas toujours, les règles posent les limites du possible, de l’impossible et du nécessaire
(par exemple : « si tu veux faire de la peinture, alors tu mets un tablier »)
Les règles permettent à l’enfant de se repérer et lui assurent sécurité, continuité et stabilité. Elles sont des
supports de construction et de socialisation.
L’enfant se sentira rassuré de savoir ce que l’on attend de lui et de savoir que les autres ont aussi des besoins.
D’où l’importance d’établir des règles et des limites raisonnables en fonction de l’âge de l’enfant et de les
adapter au fur et à mesure de son évolution.
Ainsi, les règles et les limites sont très utiles pour enseigner à l’enfant comment il doit se comporter. Elles lui
permettent d’apprendre :
– ce qu’il doit faire et éviter de faire
– les attentes de l’adulte
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– les valeurs qui sont importantes
– qu’il n’a pas droit à tout ce qu’il veut dans la vie
Les règles sont rassurantes pour l’enfant car elles ne fluctuent pas. Ce point est fondamental. Les règles ne
doivent pas varier en fonction de la personne, de son humeur ou de l’enfant auquel on s’adresse. Le fait d’être
constant indique à l’enfant les limites qu’il doit respecter.
Il est évident que nous aurons à intervenir plusieurs fois avant que le tout petit respecte les règles. Mais à force
de persévérance, l’enfant les intégrera.
Si les règles varient d’une journée à l’autre, l’enfant pourrait se sentir perdu et ne plus savoir quel
comportement est attendu de lui. Et un comportement inadéquat prendrait plus de temps à être ainsi éliminé.
Même si nous maîtrisons parfaitement l’art de fixer des limites et d’exprimer nos attentes, l’enfant enfreindra
les règles à un moment donné. C’est NORMAL ! Il ne faut pas croire qu’il est méchant ou que l’on ne sait pas
s’imposer. Tous les enfants, et particulièrement les plus petits, désobéissent aux règles.
Apprendre les règles et les limites, c’est multiplier les expériences à leur propos. L’enfant joue avec les
interdits. Il se confronte ainsi aux réactions concrètes de l’adulte. Il peut y avoir plusieurs raisons au fait que
l’enfant ne respecte pas ces interdits :
– l’enfant veut « voir comment va réagir l’adulte »
– certaines règles sont difficiles à respecter et demandent beaucoup d’efforts sur lui-même à l’enfant
(donner un jouet quand on en a 2 dans les mains, ranger une pièce dans laquelle on a bien joué)
Renoncer à certains plaisirs pour un but altruiste ou social est parfois douloureux pour l’enfant
– l’enfant ne connaît pas encore toutes les normes du groupe (il peut être nouveau dans ce groupe ou
simplement avoir grandi et ainsi se retrouver face à des situations nouvelles)
– l’enfant est inquiet. Dès lors, il va chercher à attirer l’attention sur lui en enfreignant les règles qu’il
connaît
Il y a des règles qui ne sont cependant pas négociables … les règles de sécurité. Il n’y a ici, pas de compromis à
trouver. Les règles doivent impérativement être respectées. Par contre, elles pourront être adaptées au fur et à
mesure que l’enfant grandit.
Ce qui est acceptable, et finalement plutôt bien accepté par l’enfant, c’est un petit nombre de limites
(seulement celles qui sont indispensables) énoncées et mises en œuvre avec détermination et tranquillité.
Dire « non » et le maintenir, par la parole et, le cas échéant, par le geste clairement limitatif (par exemple,
asseoir un moment l’enfant en dehors du groupe) suppose de ne pas être trop habité par la peur du conflit et
celle de perdre la confiance de l’enfant.
Enfreindre une règle équivaut à se trouver face à une limite donnée par l’adulte. Un 1er rappel, un 2ème rappel
voire un 3ème rappel … que faire ensuite ? Le premier mot qui vient à l’esprit, c’est « Punition » … une autre
réflexion à avoir lorsque l’on parle de règles et de limites !
La punition est à base de privation et elle s’appuie sur l’illusion que la privation va déboucher sur une prise de
conscience salutaire et entraîner un changement de conduite. Elle est donnée à l’enfant non pas pour ce qu’il a
fait mais parce que cela suscite chez l’adulte une forte émotion (ce qui nous fait mieux comprendre que la
plupart des punitions sont inutiles et qu’elles ne sont pas fiables pour les enfants) Souvent, la punition va
réveiller en eux un sentiment d’injustice très fort.
Dès lors, le second mot, plus adapté aux petits est « Sanction ». La sanction éducative n’a pas pour but de
blesser ou de faire de la peine. C’est un acte qui se veut constructif. C’est l’acte de l’enfant qui est sanctionné
et non l’enfant lui-même.
Les règles de la crèche sont répétées chaque fois que cela est nécessaire. Et si une sanction doit être donnée,
nous essayons de comprendre pourquoi l’enfant a transgressé la règle et nous expliquons à l’enfant pourquoi la
règle existe.
Il existe donc des raisons variées pour lesquelles un enfant ne respecte pas les limites. Il faut garder en tête
qu’il ne le fait pas par méchanceté, ni pour mettre l’adulte en difficulté. Rappeler l’interdit, rappeler les limites,
c’est montrer à l’enfant que l’univers ne change pas, c’est jouer auprès de lui cette fonction contenante et
sécurisante qui lui permet de vivre sereinement.
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Cela signifie aussi qu’il ne faut pas submerger l’enfant d’interdits. L’adulte pouvant y perdre sa crédibilité … un
« non » donné en sachant qu’on ne s’y tiendra pas est inutile.
Par contre, ceux sur lesquels l’adulte ne reviendra pas sont essentiels pour construire l’enveloppe sécurisante
aux jeunes enfants pour découvrir le monde et grandir, pour leur permettre de se construire en tant que
« jeune citoyen » …
Seule une attitude ouverte d’écoute, de compréhension de ce que cette limite suscite en l’enfant, de ce qui lui
fait la refuser, permet de l’aider à finalement accepter ces règles, à les faire siennes.
3.17 Activités
La structure est labellisée « Youp’là bouge » depuis 2017 (voir point 3.21) De ce fait, les activités que nous
proposons en priorité aux enfants tournent autour du mouvement et du plaisir à bouger.
Le rôle de l’équipe éducative consiste à observer l’enfant et à l’accompagner dans son activité sans entraver ses
initiatives ; donc, le laisser agir de manière autonome. L’adulte accompagne l’enfant mais ne fait pas pour lui
ou à sa place. Il respecte ce que l’enfant crée et ne le modifie en aucun cas.
Nous offrons aux enfants un espace accueillant et sécurisant pour leur permettre d’explorer.
Les activités libres ou jeux libres
L’enfant prend conscience de son corps et développe sa personnalité au travers du jeu. Le jeu libre permet
également à l’enfant d’entrer en relation avec ses pairs.
Tout au long de la journée, l’enfant retrouvera régulièrement des moments de jeux libres pendant lesquels il
pourra utiliser le matériel à sa disposition, comme il le souhaite, en faisant ou non appel à l’adulte.
Le temps de jeux libres permet à l’enfant d’entrer dans le symbolique. Il entre donc dans un jeu d’imitation de
son quotidien et cela lui permettra de grandir et de se créer des histoires.
Exemples d’activités libres : la ferme et les animaux, le garage et les voitures, les poupées, la
dinette, le magasin, le coiffeur
Les activités dirigées
Les activités dirigées impliquent au préalable une réflexion et une préparation de la part de l’adulte. Elles sont
proposées à l’enfant afin de lui permettre diverses expérimentations ou découvertes. Elles favorisent
l’apprentissage de nouvelles compétences et connaissances, les échanges avec les autres enfants ou l’adulte,
les acquisitions motrices.
Lorsque nous proposons une activité dirigée aux enfants, nous prenons en considération les âges représentés
et nous gardons en tête qu’il doit y avoir le plus de mouvement possible afin d’être en adéquation avec le label
« Youp’là bouge »
Exemples d’activités dirigées : la peinture et le dessin, le collage, la pâtisserie, la musique, les
histoires, la pâte à modeler, le jardinage
Les sorties et jeux extérieurs
Les sorties quotidiennes permettent aux enfants et adultes présents de prendre un bol d’air frais. Ce sont des
moments de détente, de découvertes de la nature, des animaux et des véhicules de la ferme. Les enfants sont
incités à s’exprimer sur ce qu’ils voient ou entendent. Nous les laissons se défouler en criant, sautant, chantant,
courant, grimpant dans les endroits que nous aurons choisis pour cela.
Notre jardin nous offre également de nombreuses possibilités de jeux et d’espace pour se défouler.
L’espace extérieur est proposé le plus souvent possible aux enfants. Dès que le temps le permet (et même par
temps de pluie ou de neige), nous utilisons la campagne environnante ou le jardin. En été, la porte qui donne
sur le jardin est ouverte dès l’ouverture de la structure et le reste souvent jusqu’à la fermeture. Nous installons
les piscines dès que le soleil et les températures le permettent et en hiver, les luges sont également de la partie
pour proposer aux enfants de sympathiques moments de glisse.
Les parents sont avertis dès les débuts de leur enfant dans la structure que les équipements adéquats aux
sorties par n’importe quel temps sont impératifs.
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La salle Mont-Blanc
Au sein du bâtiment où se trouve la crèche, au dernier étage, se trouve une grande salle que nous pouvons
utiliser pour proposer des activités motrices aux enfants.
Nous pouvons utiliser cette salle dès qu’elle est libre mais essentiellement lorsque le temps extérieur ne
permet vraiment pas de sortir (grosse bise ou températures négatives alliées au vent, par exemple)
Au sein de cette grande salle, nous proposons aux enfants de faire des parcours moteurs (grâce aux modules
de psychomotricité) de faire des rondes, des jeux comme « le loup ». Toute activité qui va leur permettre de se
dépenser et prendre du plaisir en mouvement.
3.18 Références
L’équipe est consciente que l’attachement entre elle et les enfants dont elle a la charge est un attachement
strictement professionnel et surtout distinct de celui des parents. Afin de créer une relation de confiance avec
l’enfant et sa famille dans l’idée de permettre un vécu positif de la crèche, chaque enfant fréquentant la
structure a un adulte de référence.
Le système de référence mis en place a pour but d’apporter la sécurité dont l’enfant a besoin afin de lui
permettre petit à petit de s’ouvrir aux autres, adultes et enfants, en fonction de son propre rythme et de sa
capacité d’adaptation.
L’adulte référent observe plus spécifiquement les enfants dont il a la référence afin de se rendre compte de
leur évolution et prépare 2 fois par année un bilan écrit qui sera transmis aux parents (voir point 3.19)
Cet adulte est une personne de repère pour l’enfant mais aussi pour les parents. Ceux-ci pourront se tourner
vers lui lors d’un questionnement précis ou lors d’une demande d’entretien, par exemple.
Néanmoins, il est important aussi de souligner que l’adulte référent n’est pas le seul à s’occuper de l’enfant
tout au long de sa journée à la crèche. Cette manière de fonctionner permet de passer le relais dans les
moments plus difficiles, d’avoir plus de recul, plus d’objectivité dans les relations émotionnelles et enfin de
diversifier les regards sur chaque enfant. De ce fait, lors des bilans semestriels, l’adulte référent sera le lien
entre l’équipe et les parents et inversement.
3.19 Bilans semestriels
Voir annexes n°5 et n°6
Deux fois par année, en janvier puis en juillet, l’adulte référent de chaque enfant transmet un bilan écrit aux
parents. Ceci dans le but de leur fournir des éléments pertinents sur le développement de leur enfant et sur
son évolution au sein du groupe d’enfants.
Ce bilan se décline en 2 versions. La première version est destinée aux enfants de « 0 à 2 ans » et la seconde
aux enfants de « 2 à 5 ans ».
Néanmoins, dans les 2 versions, nous y retrouvons les éléments suivants :
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers les différents moments de la journée »
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers ma psychomotricité »
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers ma façon de communiquer »
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers mon développement intellectuel »
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers mes relations sociales »
– « j’apprends à découvrir qui je suis à travers mes relations affectives »
Les parents reçoivent sous format papier ces 2 bilans.
Celui de janvier leur est transmis de mains à mains et celui de juillet, afin d’avoir un échange plus long et plus
fin, est transmis également de mains à mains lors d’un entretien fixé entre l’adulte référent et les parents.
Cet entretien permet un échange entre les différents partenaires et le maintien du lien de confiance établi. Les
parents comme l’adulte référent s’expriment librement, sans jugement, de façon à ce que tout ce qui concerne
l’enfant puisse être évoqué de la meilleure manière possible. A la demande de l’un ou l’autre des partenaires,
la Direction peut être présente lors de cet entretien.
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3.20 Travail en réseau
Le travail en réseau consiste dans le fait d’entourer l’enfant par différents professionnels, en contact avec les
parents. Il s’agit donc de travailler ensemble dans une situation bien spécifique.
Le travail en réseau implique souvent de nombreux intervenants qui ne se côtoient pas entre eux hormis
durant les rencontres spécifiques du réseau de l’année tels que :
– Logopédiste
– Ergothérapeute
– Physiothérapeute
– Pédiatre
– Médecin spécialisé
– Service Educatif Itinérant (SEI)
– Service d’Enseignement Spécialisé (SESAF)
Outre les situations qui nécessiteraient un travail en réseau pour le bien de l’enfant, la structure collabore
également avec les instances suivantes :
– Office d’Accueil de Jour des Enfants (OAJE)
– Etablissement Cantonal des Assurances (ECA)
– Secrétariat d’Etat à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation (SEFRI)
D’autres partenaires permettent le travail au quotidien auprès des enfants et il est aussi important de les
mentionner :
– Commune de Le Vaud
– Réseau des Toblerones (RAT)
– Cuisine de l’EMS de Begnins
3.21 Youp’là bouge
Youp’là bouge est un projet de promotion de la santé destiné aux jeunes enfants qui a été lancé en 2009 et qui
vise la promotion du mouvement au quotidien dans les structures d’accueil.
Pour la crèche « Ô comme 3 pommes », l’aventure a commencé en mars 2017 par la formation de deux
membres de l’équipe éducative. Le but de la formation est de pouvoir mettre en place un programme de
mouvement faisant partie intégrante de la vie courante et des activités quotidiennes des enfants accueillis à la
crèche.
Cela passe par :
– une adaptation concrète de l’espace à disposition des enfants
– le fait de permettre aux enfants d’explorer au maximum leur potentiel en terme de mouvement
spontané (grimper, sauter, rouler par exemple), améliorant ainsi leur coordination, leur endurance,
leur équilibre et ce, sans jamais les forcer. L’équipe a confiance dans les capacités des enfants et est là
pour les soutenir si nécessaire
– la proposition aux enfants d’activités libres plutôt que dirigées
– le fait de laisser aux enfants la possibilité d’avoir accès le plus possible à leur imagination
– l’utilisation au maximum de l’environnement, de la nature pour bouger
Ce programme vise avant tout le plaisir des enfants à bouger !
4. Le travail avec les parents
4.1 Valeurs et objectifs
Une bonne relation avec les parents est la base d’une bonne relation avec l’enfant. Et c’est sur cette base que
nous développons deux valeurs fondamentales :
– Le respect
– La collaboration avec les parents
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A partir de ces valeurs, nous élaborons un accueil de qualité, une écoute active, un dialogue ouvert et une
grande disponibilité à l’égard des parents.
Le respect professionnel de ces valeurs et de ces objectifs est soumis à la nécessité reconnue par l’équipe
éducative d’établir un climat de confiance et de discrétion avec les parents.
4.2 Confiance
Les parents sont les premiers éducateurs de l’enfant et l’équipe éducative se doit de respecter et soutenir leur
projet éducatif.
Ce projet est ancré dans l’histoire de chaque famille, inscrit dans une ou plusieurs cultures de référence. Dès
lors, les parents trouveront une équipe éducative prête à leur accorder une attention soignée et un respect de
leur rôle parental et de l’histoire de leur famille.
Dans ce souci de collaboration avec les parents, un contrat de confiance est établi avec eux.
A cet effet, l’institution s’engage à offrir aux parents la possibilité de rencontres régulières sous forme :
– D’entretiens individuels au minimum une fois par année
– De réunions de parents également au minimum une fois par année
– De manifestations diverses telles que la fenêtre de l’Avent, la fête de Noël ou le pique-nique annuel
Un soin tout particulier est apporté aux relations individualisées lors des arrivées et des départs quotidiens. Et
toutes les informations nécessaires à la bonne marche de cette collaboration sont transmises aux parents par
l’équipe éducative.
5. L’équipe éducative
En dehors de l’apprentie, de la stagiaire et d’une assistante socio-éducative, l’équipe éducative est composée
de personnes qui sont « maman » voire « grand-maman ». De ce fait, l’équipe éducative a conscience de la
réalité qu’il y a de nos jours à placer son enfant pour aller travailler.
L’équipe éducative fonctionne surtout sur un mode d’écoute, de partage et de négociations avec les parents
plus que sur des obligations.
En sortant d’une école professionnelle, chaque membre formé de l’équipe a acquis des connaissances et des
compétences pédagogiques, professionnelles et personnelles. Néanmoins, une fois parent, ces connaissances
et compétences ne sont plus appliquées de la même façon. Dès lors, les parents se trouvent face à du
personnel vivant ou ayant vécu les mêmes situations et trouvent des oreilles attentives à leurs propos,
ressentis, émotions.
5.1 Composition de l’équipe éducative
La formation requise de la Directrice et du personnel éducatif est définie dans le référentiel de compétences
édicté par le Service de Protection de la Jeunesse du canton de Vaud en date du 1er décembre 2006 et remis à
jour le 1er février 2008.
La direc tric e
Madame Sandrine D’Ouche, est au bénéfice d’un CFC d’assistante en pharmacie (obtenu en 1993), d’un
diplôme d’éducatrice de l’enfance (obtenu en 1998 auprès de l’Ecole d’Etudes Sociales et Pédagogiques de
Lausanne) ainsi que d’un certificat HES de directrice d’institutions éducative, sociale et médico-sociale (obtenu
en 2007 auprès de la HES-SO)
Dans un ordre aléatoire, son travail consiste, entre autre, à :
– élaborer, mettre en œuvre et évaluer le projet pédagogique (en collaboration avec l’équipe éducative)
– diriger et gérer l’Institution sur les plans administratif et financier (en collaboration avec la Syndique,
le Municipal en charge de la crèche et le Réseau d’Accueil des Toblerones)
– gérer une équipe éducative et le personnel en général travaillant dans et pour l’institution
20
– présenter le projet pédagogique aux parents, l’expliquer et l’appliquer
– assurer le suivi des personnes en formation en cours d’emploi, des stagiaires et des apprentis
– assurer un temps de présence auprès des enfants
– veiller à l’intégration des enfants confiés et favoriser leur socialisation
– établir une relation de confiance, de collaboration avec les familles
– aider les enfants à prendre de l’autonomie dans leurs choix, leurs goûts, leurs activités et leurs gestes
– favoriser, principalement par le jeu, le développement des facultés intellectuelles, physiques et
relationnelles de chaque enfant
– assurer la sécurité et répondre aux besoins des enfants
– développer le respect, l’estime de soi et des autres
L’ éq uipe éduca tive dès août 2019
Madame Sandy Werder, éducatrice sociale
Madame Gisèle Bürer, éducatrice spécialisée
Madame Anne-Lise Uster, nurse
Madame Viviane Kolly, nurse
Madame Anne Hüni, assistante socio-éducative
Madame Mélanie Perez, assistante socio-éducative
Madame Vanessa Barotteaux, auxiliaire
Madame Muriel Pecoud, auxiliaire
Monsieur Maxime Bernini apprenti assistant socio-éducatif de 2ème année
Mademoiselle Clara Terry, apprentie assistante socio-éducative de 1ère année
Natania Renaud, Yuraiky Brito Cedeno, Nathalie Fahrni, Elodie Parnisari, Naomi Leakey et Nicole Wehrli ont
également collaboré à la réflexion et écriture de ce projet pédagogique.
5.2 Les tâches de l’équipe éducative
Les tâches et responsabilités de l’équipe éducative sont nombreuses et variées. Néanmoins, la première
responsabilité de l’équipe éducative est :
– de garantir un accueil bienveillant des enfants dans un environnement sécurisant et sécurisé de façon
à favoriser leur bien-être et leur santé
Avec les enfants, l’équipe
– organise l’accueil, les repas, la sieste, les activités libres ou dirigées
– organise la vie collective : l’adaptation de l’enfant, l’apprentissage des règles de vie en groupe, les
séparations et les retrouvailles, l’observation des enfants en collectivité
– favorise le bon développement de l’enfant selon les valeurs institutionnelles
– donne des règles, des repères clairs à l’enfant afin de lui permettre de s’adapter à la vie en société, de
respecter les limites, les normes et les codes établis
– observe les enfants lors des activités de la vie quotidienne afin de transmettre aux parents ce que
l’enfant fait et comment il le fait
– établit un climat qui favorise la sécurité affecte des enfants confiés
– agit de manière à renforcer l’estime de soi et la confiance de l’enfant dans ses capacités
Avec les parents, l’équipe
– transmet les informations importantes sur leur enfant ou sur la structure
– établit une relation de qualité qui permet écoute et échanges
– les aide à mieux vivre les séparations et les retrouvailles avec leur enfant
– met en place des entretiens et réunions selon les besoins
– organise la réunion annuelle
– favorise leur participation à la vie de l’institution à l’occasion de soirées, fêtes et autres
Avec la directrice, l’équipe
– fournit toute information utile concernant les enfants, les parents, les achats ou toute initiative prise
– informe, partage et réfléchit sur le vécu avec les enfants, l’équipe, les parents et les personnes
extérieures (psychologue, pédiatre, assistants sociaux par exemple)
21
Avec les collègues, chaque membre de l’équipe éducative
– va au bout de son action mais se donne le droit de passer le relais
– met en commun les observations des enfants afin d’en discuter
– prépare les activités journalières et les sorties exceptionnelles
– informe ses collègues, par le biais du cahier d’informations, de chaque information ou observation
reçue concernant un enfant, une collègue ou l’institution
– prépare et participe aux réunions et aux entretiens avec les parents
– se remet constamment en question afin de réajuster ses actions
– participe chaque mois au colloque d’équipe qui permet entre autre d’échanger les points de vue et de
fixer des objectifs
– participe à l’élaboration du projet pédagogique et en est le garant
– réfléchit aux éventuels besoins en matériel pédagogique
Avec les professionnels partenaires (concierge, cuisinier, femme de ménage par exemple), l’équipe
– fournit les informations utiles quant aux nombres de repas, aux régimes
– se renseigne sur les besoins des locaux et la disponibilité de la salle « Mont-Blanc »
– organise la collaboration et passe les consignes en accord avec le/la Municipal-e en charge et/ ou la
Syndique
Avec les stagiaires et les apprenties, l’équipe
– rend possible la confrontation à la réalité professionnelle en permettant d’observer, de partager et de
participer à la vie institutionnelle
Avec les intervenants extérieurs, l’équipe
– est disponible afin de rencontrer toute personne intervenant auprès d’un enfant et de sa famille, à
leur demande ou à la demande de l’institution
L’équipe éducative a la possibilité de participer à toute sorte de cours et de séminaires qui concernent autant la
théorie que la pratique avec les enfants au sein de « Ô comme 3 pommes ».
En outre, l’équipe éducative est responsable d’organiser un aménagement adéquat des locaux, ainsi que de
veiller à la protection du mobilier, des locaux et des espaces extérieurs. Elle est également responsable de la
propreté des lieux, du nettoyage et de la désinfection des objets de l’environnement direct de l’enfant.
L’équipe a également une autre responsabilité, très importante. Elle est soumise au secret de fonction. De ce
fait, aucune information apprise, vue ou entendue au sein de la structure et qui concerne l’enfant, sa famille ou
l’institution ne peut être divulguée à quiconque sans son accord préalable.
Ce secret de fonction peut néanmoins être levé dans le cas où il y aurait un signalement à faire auprès du
Service de la Protection de la Jeunesse. En effet, l’équipe éducative, de par son travail, pourrait être amenée à
avoir connaissance d’événements nécessitant la protection immédiate de l’enfant. De par ce fait, le secret de
fonction peut être levé.
5.3 Valeurs et sens du travail en équipe
Le travail en équipe se construit à partir d’une réflexion commune basée sur une communication respectueuse
et tolérante, sur l’échange et la mise en valeur des compétences de chaque membre.
Chacun cherche à donner un sens commun et une cohésion à son action professionnelle. Ceci au moyen d’un
langage et de références communs, d’esprit d’initiative, de dynamisme, de remise en question personnelle.
Avoir une approche pertinente du travail auprès des enfants, appuyée par le dialogue et l’écoute de l’autre,
permet de gérer professionnellement les conflits éventuels.
Chaque membre adopte le respect du langage vis-à-vis de ses collègues et ne porte aucun jugement moral ou
physique.
5.4 Les colloques
Les colloques sont des moments d’échanges entre les membres de l’équipe éducative.
22
Ces moments sont prévus pour parler des enfants, des familles, de l’organisation des groupes, des événements
annuels, de la collaboration entre collègues ainsi que de différents points administratifs tels que les horaires ou
les remplacements.
Les colloques concernent tous les membres de l’équipe éducative (éducatrice, assistante socio-éducative,
auxiliaire, stagiaire et apprentie)
La directrice établi l’ordre du jour en fonction des points à traiter et anime le moment. Une personne est
désignée pour prendre le procès-verbal de la séance et ainsi laisser une trace des discussions et décisions
prises.
Le but de ces colloques est d’avoir un temps prévu pour l’équipe afin d’échanger sur les pratiques
professionnelles dans un moment calme, de se remettre en question sur l’organisation des groupes ainsi que
d’échanger sur différentes situations vécues avec les enfants et les parents.
Chaque membre de l’équipe est libre de s’exprimer, dans un climat de confiance, et de partager ce qu’il
ressent. Le bien-être de chacun est important pour pouvoir offrir aux enfants un accueil de qualité et une
cohésion dans l’action éducative.
En conclusion, les temps de colloque font partie intégrante du cahier des charges de tous les membres de
l’équipe éducative. Ils sont importants pour favoriser les échanges, la collaboration ainsi que la relation entre
les collègues. Ils permettent de maintenir, d’enrichir et de faire évoluer les connaissances sur le travail auprès
des jeunes enfants.
5.5 La formation continue
De par l’évolution rapide du contexte d’intervention éducative, les compétences des professionnels sont
amenées à se développer tout autant que leur consistance personnelle.
La formation continue permet d’enrichir ses connaissances et ses compétences. Elle permet également de
prendre du recul, de considérer son positionnement professionnel avec un regard nouveau et d’expérimenter
des modes d’action inexplorés.
L’institution permet à chaque membre de l’équipe éducative de faire des formations en lien avec sa pratique
quotidienne. Ces formations sont généralement proposées sous forme de 2 ou 3 journées et sont suivies dans
des écoles spécialisées en formation continue pour adultes et dans le domaine socio-éducatif.
Chacune des formations suivies en plus de la formation de base permet de voir les choses autrement. Cela
permet ainsi de ne pas rester figé sur une manière de faire mais de questionner en permanence la méthode de
travail utilisée et d’appliquer des changements qui iront dans le sens d’accueillir avec toujours plus de
professionnalisme les enfants qui sont confiés à l’institution.
5.6 Le cahier de transmissions
Le cahier de transmissions est un outil utilisé par les membres de l’équipe éducative. Il sert, entre autre à :
– retranscrire toutes les informations sur l’enfant reçues des parents lors de son arrivée à la crèche
– permettre aux membres de l’équipe de se transmettre des informations s’il n’est pas possible de le
faire par oral
Le cahier est consulté par tout le personnel, chaque jour, à son arrivée à la crèche afin de prendre en charge les
enfants de manière correcte.
5.7 Les fiches journalières
Il s’agit d’un outil de travail à l’usage des membres de l’équipe éducative.
Sur ces fiches sont inscrits le prénom des enfants présents ce jour, leur horaire et des plages pour noter les
informations sur la journée de l’enfant à la crèche (alimentation, sommeil, activités, …)
Ce document permet ensuite de faire un retour aux parents lors du départ du soir.
23
5.8 La tablette numérique
Dans le cadre du partenariat avec le Réseau d’Accueil des Toblerones, la structure est la 1ère de toutes celles
faisant partie du Réseau à utiliser la tablette numérique pour la gestion des présences des enfants ainsi que
pour les heures effectuées par le personnel éducatif.
Cet outil technologique est uniquement utilisé afin de faciliter et réduire le temps passé à enregistrer les
données nécessaires à la facturation et au versement des salaires de l’équipe éducative. En aucun cas la
tablette n’est mise à disposition des enfants.
5.9 L’évaluation du travail
L’évaluation individuelle est formelle et annuelle. Elle a lieu lors d’un entretien avec la directrice, la Syndique et
le/ la Municipal-e en charge des affaires sociales de la commune. Cette évaluation est confidentielle.
Lors de cette évaluation, il est abordé la qualité du travail au quotidien avec les enfants, les relations avec les
parents et les collègues de travail, la conduite adoptée par la directrice et les besoins en matériel. C’est aussi le
moment où sont fixés les objectifs personnels pour l’année suivante et où sont évalués les objectifs de l’année
écoulée.
6. Les annexes
6.1 Règlement interne en cas de sinistre
6.2 Procédure en cas de maladie
6.3 Procédure pour l’administration de médicaments
6.4 Procédure en cas d’accident
6.5 Bilan de l’enfant de 0 à 2 ans
6.6 Bilan de l’enfant de 2 à 5 ans
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Crèche « Ò comme 3 pommes » – Rue des Curtils 2 – 1261 Le Vaud
Règlement interne en cas de sinistre
Lieu de rassemblement : parking se trouvant devant la
maison aux volets bleus, en face
de la sortie du jardin
1. En cas de sinistre, appeler le 118. Cet appel déclenchera
l’alarme générale du Service du Feu
2. les éducatrices, les stagiaires, les apprentis, et auxiliaires se
chargent de faire sortir les enfants par la porte donnant sur
le jardin puis de les amener jusque sur le lieu de
rassemblement. Ne pas oublier de prendre le sac
d’urgence ainsi qu’un téléphone portable
3. Une éducatrice s’occupera de vérifier qu’aucun enfant ne
soit caché, bloqué ou endormi dans un coin, de fermer les
portes et les fenêtres et de prendre la liste des présences
journalières. Elle se rendra ensuite sur le lieu de
rassemblement
4. Une fois les secours sur place, la dernière éducatrice sortie
de la structure se chargera de transmettre toutes les
informations utiles aux pompiers
5. Une éducatrice se charge d’avertir la directrice puis tous
les parents des enfants présents
6. L’éducatrice ayant fait le retour sur la situation aux
pompiers se chargera de mettre par écrit la description
des événements et de la transmettre ensuite à la directrice
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Procédure en cas de maladie « Ô comme pommes »
Tiré de « Promotion de la santé et prévention
recommandations pour l’accueil collectif de jour des enfants
édité par le SPJ, le SSP et le SCAV en janvier 2010
Cabinet pédiatrique de référence : Docteur Cosima GIVRY
Avenue Alfred Cortot 7d
1260 Nyon
022 / 361.51.25
En cas d’absence, appelez le pédiatre de garde : 0848.133.133
Etat de santé des enfants d’âge préscolaire
Dans le canton de Vaud, chaque enfant inscrit régulièrement dans un lieu d’accueil collectif
de jour préscolaire (nursery, garderie, jardin d’enfants) doit être sous surveillance médicale. A
cet effet, il fournit à l’entrée une photocopie de son carnet de vaccinations, ou/et un
certificat médical, établi par le médecin de l’enfant. Le but du certificat médical est de
s’assurer que l’état de santé de l’enfant le rend apte à fréquenter une collectivité d’enfants.
La directrice demande une photocopie du carnet de vaccinations en début de chaque
année, pour tenir compte des modifications.
Procédure pour enfant malade
En cas de maladie, l’enfant n’est généralement pas accueilli dans un lieu d’accueil collectif
de jour de la petite enfant, et ceci pour plusieurs raisons :
– un enfant malade doit pouvoir bénéficier d’un encadrement adapté à son état, à
savoir du calme et de l’attention
– un enfant atteint d’une maladie aiguë est souvent momentanément incapable de
participer aux activités proposées ou d’en tirer profit
Dans quelques situations, la contagiosité d’une maladie peut constituer un risque pour le
groupe et une éviction de la structure est alors obligatoire.
La crèche « Ô comme 3 pommes » se base sur un document intitulé « Recommandations
romandes et tessinoises d’éviction (pré)scolaire pour maladie transmissible – juillet 2005 » afin
de définir si un enfant peut ou non être accueilli au sein de la structure.
De plus, le règlement interne stipule qu’un enfant, dès 38,5° de température, ne sera pas
accueilli et pourra être renvoyé chez lui si son état n’est pas jugé satisfaisant par la directrice
ou l’équipe éducative. Les parents s’engagent à avoir une solution de garde si leur enfant ne
peut être accueilli à la crèche pour des raisons de fièvre, de maladie contagieuse ou si l’état
général de l’enfant ne lui permet pas de participer à toutes les activités proposées par
l’équipe éducative.
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« Ô comme pommes » Procédure pour l’administration de médicament
Document tiré « promotion de la santé et prévention » – SPJ/ SSP/ SCAV 2010
Les maladies bénignes de la petite enfance ne requièrent généralement pas de
médicament. La plupart du temps, elles guérissent d’elles-mêmes avec un peu de
temps et de repos.
Il y a cependant des cas où les médicaments sont nécessaires.
Il est à noter qu’aucun médicament ne peut être administré à un enfant sans
autorisation signée de l’autorité parentale, que cela soit de l’homéopathie ou des
médicaments “traditionnels”. La crèche « Ô comme 3 pommes » a un document
prévu à cet effet.
Chaque médicament doit impérativement comporter
● le nom de l’enfant (et non de son frère ou de sa sœur)
● la date (médicament récent)
● la posologie
Conservation et administration des médicaments
Il existe une multitude de médicaments et leur efficacité dépend d’un grand
nombre de facteurs. Pour garantir une efficacité maximale, un médicament doit
être :
– prescrit pour la présente maladie
– conservé dans des conditions adéquates conformément aux
recommandations fournies par le fabricant
– mesuré avec précision car la posologie n’est pas déterminée au hasard
– donné à l’heure ou dans les délais recommandés
– administré selon les recommandations du médecin ou du pharmacien
Les médicaments doivent être identifiés clairement, entreposés dans un espace de
rangement prévu à cet effet et gardés hors de la portée des enfants, c’est-à-dire à
1m50 du sol au moins.
Un casier dans le réfrigérateur est prévu pour les médicaments devant être gardés
au frais.
Lorsque le traitement est terminé, les médicaments sont retournés aux parents.
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« Ô comme pommes »
Administration de médicament
Nom : Prénom :
Nom du médicament :
Posologie :
Heures d’administration :
Médecin consulté : 0 = oui 0 = non
Nom du médecin :
Début du traitement :
Fin du traitement :
Conservation du médicament :
Date : Signature du parent :
Cette feuille doit être remplie et signée par les parents.
Le médicament ne sera accepté que dans son emballage d’origine et portant le nom de l’enfant.
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« Ô comme pommes »
Contrôle de l’administration de médicament
Date Nom du médicament Heure Signature de l’éducatrice
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« Ô comme pommes » Procédure en cas d’accident
Cabinet pédiatrique de référence : Docteur Cosima GIVRY
Avenue Alfred Cortot 7d
1260 Nyon
022 / 361.51.25
En cas d’absence, appelez le pédiatre de garde : 0848.133.133
Taxi Olivier , Arzier : 022/ 366.46.46
Taxi Olivier, Gland : 022/ 364.46.46
Accidents bénins
Sont considérés, entre autres, comme des accidents bénins :
– Les coupures superficielles
1. Appeler le cabinet de référence pour leur exposer la situation et avoir un conseil sur la
procédure à suivre
2. Aviser un des 2 parents de l’enfant, lui exposer la situation ainsi que les conseils donnés
par le cabinet de référence. Le parent choisit ensuite le type d’intervention qu’il souhaite
(hôpital ou prise de rendez-vous avec le pédiatre de famille)
3. Si le parent choisit de faire appel à l’hôpital, appeler un taxi, proposer au parent de s’y
rendre avec l’enfant et si cela n’est pas possible pour le parent, accompagner l’enfant
nous-même.
4. Si le parent choisit de faire appel au pédiatre de famille, préparer l’enfant afin que le
parent n’ait plus qu’à écouter les informations importantes sur l’incident et partir
rapidement pour la consultation
Accidents graves
Sont considérés, entre autres, comme des accidents graves :
– organe vital touché
– suspicion de fracture
– si cela concerne les yeux, le nez, les oreilles, les dents ou les parties génitales
– les coupures profondes
– les chocs violents à la tête (avec ou sans perte de connaissance)
– les morsures d’un animal
– les piqûres de guêpes ou d’abeilles si elles sont suivies de gonflement et/ ou de
difficultés à la respiration
ATTENTION A NE PAS DEPLACER L’ENFANT EN CAS DE CHUTE
1. Appeler une ambulance au n°144
2. Garder l’enfant sous surveillance constante en attendant l’arrivée de l’ambulance
3. Aviser un des parents de l’enfant et lui demander de venir rejoindre son enfant à la
crèche pour l’accompagner dans l’ambulance
4. Laisser l’enfant partir seul avec les ambulanciers si l’éducatrice est seule avec les enfants
et qu’aucun des deux parents n’est joignable
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Chute sur les dents
Tout accident qui touche les dents (déracinement, dent enfoncée ou dent cassée à moitié) doit
RAPIDEMENT être transmis au médecin dentiste de l’enfant ou, si celui-ci n’est pas connu ou
disponible, au médecin-dentiste de garde (0848.133.133)
Plus notre action est rapide, plus les chances de pouvoir sauver la (ou les) dent(s) sont grandes.
Si une dent est malheureusement déracinée, la prendre délicatement par la couronne (ET NON PAR
LA RACINE), la mettre dans une compresse stérile imbibée de sérum physiologique et la
transmettre au médecin-dentiste.
Brûlures
1. Refroidir la brûlure sous l’eau froide sans retirer les habits
2. Appeler une ambulance au n°144 et suivre les informations données
3. Garder l’enfant sous surveillance constante en attendant l’arrivée de l’ambulance
4. Laisser l’enfant partir seul avec les ambulanciers si l’éducatrice est seule avec les
enfants
5. Aviser un des parents de l’enfant et lui dire de le rejoindre directement à l’hôpital.
Offrir au parent la possibilité de faire appel à une personne ayant le don d’apaiser
les brûlures
Intoxication
En cas d’ingestion de produit toxique (liquide, plante ou objet) :
1. Appeler le centre de toxicologie au n°145 et suivre les informations données
2. Indiquer très clairement ce que l’enfant a avalé (si possible, garder un exemple
du produit avalé)
NE RIEN DONNER PAR LA BOUCHE et NE PAS FAIRE VOMIR
Transport des enfants
INTERDICTION d’utiliser un véhicule privé ou institutionnel pour se rendre à l’hôpital. Le
transport de l’enfant se fait soit en taxi soit en ambulance si l’accident le nécessite.
Informations importantes
Qui appelle le pédiatre : l’éducatrice qui a été témoin de l’accident
Qui donne les 1ers soins : une éducatrice du groupe
Qui appelle les parents : la directrice ou un membre de l’équipe
Qui part avec l’enfant : l’éducatrice qui a été témoin de l’accident
A prendre lors de déplacement médical : – doudou et lolette
– dossier personnel de l’enfant
Rédaction de la feuille d’incident : l’éducatrice qui a été témoin de l’accident et
qui se sera rendue à l’hôpital
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Cr è ch e “Ô com m e ” Bilan de l’enfant de 0 à 2 ans
Nom Prénom
Age Groupe
Date du bilan Educatrice référente
J’apprends à découvrir qui je suis à travers les différents moments de la journée
Lors de l’arrivée
□ Je me sépare facilement de papa et maman, je vais prendre un jeu sans pleurer
□ J’ai de la peine au départ de papa et maman mais cela ne dure que quelques
minutes
□ Je prends beaucoup de temps pour me séparer de papa et maman, j’ai besoin de
réconfort
□ Je réagis au départ de papa et maman surtout si je suis avec une personne que
je connais moins
□ Je suis indifférent au départ de papa et maman
Commentaires
Lors des activités de groupe
□ Je participe spontanément aux activités
□ Je préfère apprivoiser l’activité en observant d’abord et je participe ensuite
□ Je préfère les jeux en petit groupe
□ Je me retire du groupe, je préfère les jeux seuls
□ Je refuse de faire l’activité proposée
Commentaires
Face aux consignes
□ J’apprivoise les consignes (douceur, marcher, …)
□ Je saisis les consignes mais je m’amuse à observer les réactions de l’adulte
□ A mon âge, il est difficile de respecter certaines consignes, l’adulte doit répéter ou
utiliser un support visuel
□ Je saisis les consignes de base
□ Je commence à reconnaître le non-verbal des adultes (expression du visage
dans les consignes)
Commentaires
Lors des moments d’attente
□ Je participe positivement aux animations proposées
□ J’ai besoin d’encouragement de l’adulte pour m’impliquer □ J’ai de la difficulté
avec les moments d’attente, j’aime bouger
□ Pour moi, c’est le plaisir avant tout. J’aime jouer
Commentaires
Lors du rangement du matériel
□ Je range le matériel après l’avoir utilisé au signal de l’éducatrice
□ J’ai besoin de l’aide de l’adulte pour ranger le matériel au bon endroit
□ J’observe les autres ranger. L’adulte doit m’aider parfois à ranger
□ Je refuse de ranger
□ Je commence à reconnaître les espaces de rangement
Commentaires
32
Lo rs des repa s
□ Je suis gourmand et je demande souvent une 2ème portion
□ Je mange peu
□ Je suis sélectif sur la nourriture et j’ai besoin d’encouragement pour goûter
□ J’aime les découvertes, j’adore goûter à de nouveaux aliments
C om men t air es
Lo rs de l a sieste
□ J’ai de la facilité à me détendre et à m’endormir
□ J’ai besoin de la présence de l’adulte
□ J’ai besoin d’un objet personnel pour me sécuriser
□ J’ai beaucoup d’énergie et il est parfois difficile de m’endormir. Je bouge, je parle
C om men t air es
Lo rs du dépa rt
□ Je démontre facilement ma joie en courant dans les bras de papa ou de maman
□ Je suis content de voir papa et maman mais j’ai tellement de plaisir que je
voudrais prolonger mes journées
□ A la fin de la journée, je m’ennuie de papa et maman. Je les réclame et mon
comportement change
□ Je commence à réclamer papa et maman lors du départ d’un copain
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m a psyc hom ot ri ci t é
Lo rs des a c tivités q ui impl iq uent des dépl a c ements (mo tric ité g l o b al e)
□ Je suis autonome dans mes mouvements
□ J’ai besoin de l’aide de l’adulte pour certains déplacements mais je me déplace à
4 pattes
□ Je développe le contrôle de mes mouvements mais je suis dépendant de l’adulte
pour certaines actions
□ Je contrôle davantage le haut de mon corps, je peux me tenir assis, je soutiens
ma tête, je rampe sur le ventre
C om men t air es
Lors des activités qui impliquent de la manipulation
□ Je peux saisir un petit objet entre mon pouce et mon index
□ Je porte tous les objets à ma bouche
□ Je prends les objets avec mon pouce et mon petit doigt, j’acquiers de l’habilité
□ Je construis une tour de blocs
□ Je tiens un crayon dans la main et fais quelques traits sur une feuille
Commentaires
Lorsque j’identifie les parties de mon corps (schéma corporel)
□ Je reconnais et pointe les principales parties de mon corps
□ Je débute l’apprentissage de l’identification des parties de mon corps et parfois, je
mélange
□ Je reconnais mon image dans le miroir
Commentaires
J’apprends à découvrir qui je suis à travers ma façon de communiquer
Lorsqu’une personne entre en communication avec moi
□ Je comprends les demandes simples de l’adulte
□ Je reconnais certains sons et commence à les associer aux objets
□ Je comprends plusieurs mots et commence à les associer aux objets
□ Je porte attention à la voix lorsqu’une personne me parle
Commentaires
33
Lo rsq ue j e c o mmuniq ue
□ J’utilise des gestes pour faire une demande ou me faire comprendre
□ Je communique avec des mots isolés ayant la valeur d’une phrase
□ Mon vocabulaire se situe autour de 20 mots
□ Je répète tous les sons et les syllabes que j’entends. J’ai soif d’apprendre
□ Je produis des sons qui ne sont pas toujours compris par les adultes. On dit que
je babille
C om men t air es
Lo rsq ue j ’a i un b eso in à exprimer
□ Je manifeste des émotions primaires (plaisir, douleur, dégoût, tristesse, colère)
□ J’exprime mes besoins avec des gestes (pointer, sourire)
□ J’exprime mes besoins par des cris, des pleurs
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m on d évelop p em en t in t ellec tu el
PERMANENCE DE L’OBJET
□ J’apprécie particulièrement le jeu du coucou
□ Je commence à chercher un objet que l’on cache. Par contre, ma mémoire me
joue des tours. Je cherche l’objet au même endroit où je l‘avais déjà trouvé
□ Je comprends le concept selon lequel un objet existe même si je ne le vois pas
RELATION DE CAUSE A EFFET
□ Je commence à coordonner certaines actions (regarde un jouet, le prend et le
porte à la bouche)
□ Je commence à manifester une intention derrière le geste que je pose (je pose un
geste dans le but de faire tomber un jouet)
□ Je commence à prendre conscience que les gestes que je pose produisent un
résultat (je touche ce bouton et cela produit un bruit)
□ Je comprends la relation de cause à effet (manteau = jouer dehors)
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m es rela t i on s soci a les
Je déc o uvre mo n enviro nnemen t
□ Je fais preuve de curiosité. Je m’intéresse à tout ce qui m’entoure en touchant à
tout
□ Je m’intéresse à tout ce qui m’entoure en posant beaucoup de questions
(Pourquoi ?)
□ Je suis plutôt observateur. Je regarde les autres expérimenter et j’essaie par la
suite
C om men t air es
M a rela tio n a vec mes co pa ins
□ Je commence à initier des contacts avec les autres
□ J’aime être à côté des autres mais on dit que je joue en parallèle
□ Je commence à manifester de l’intérêt pour les enfants
□ Je n’ai pas vraiment d’attirance pour les autres enfants
C om men t air es
J’ a p p re nd s à d é co uv ri r q ui je s ui s à tra ve rs m e s re la tio ns a ffe cti v e s
L’ expressio n de mes sen timents
□ Je commence à exprimer mes émotions avec des mots
□ J’exprime mes émotions avec des cris, des pleurs, des sourires ou éclats de rire,
des câlins, des bisous
□ J’exprime mes émotions avec des gestes (frappe, lance)
□ Lorsque je crie, il est facile de me distraire en me montrant un jouet attrayant
□ J’éprouve de la difficulté à extérioriser mes émotions, je m’isole
Com m en t a i res
34
Fa c e à une situa tio n f rustra nte
□ Je réagis par des cris, des pleurs
□ Je réagis de façon physique, je prends le jouet d’un ami, je pousse, je mords
□ J’ai tendance à me replier sur moi-même et à me retirer du groupe
□ Je reconnais qu’il y a un interdit et je vais prendre un autre jouet
□ J’ai besoin de limites claires
C om men t air es
J’ a pprends à devenir a uto no me
JE M’INTERESSE A LA TOILETTE
□ Je commence à manifester un intérêt pour la toilette
□ Je suis généralement sec après les siestes
□ Je fais savoir lorsque ma couche est mouillée
□ Je débute l’entraînement à la propreté. Je démontre certains signes et j’accepte
d’y aller à la demande de l’adulte
JE MANGE SEUL
□ Je bois dans un verre en le tenant avec mes deux mains
□ Je bois dans un verre ordinaire en le tenant avec une seule main (sous
supervision)
□ Je mange seul avec une cuillère mais je laisse ma trace
□ Je prends mes doigts pour certains aliments, je trouve que cela va plus
rapidement
□ Je participe au lavage de mon visage ou de mes mains
JE M’HABILLE SEUL
□ Je participe à l’habillement en enlevant ou en mettant quelques articles de
vêtements
□ Je coopère pour mettre et enlever mes vêtements en tendant les bras et les
jambes
□ Je reconnais mes vêtements
C om men t air es
35
Cr è ch e “Ô com m e ” Bilan de l’enfant de 2 à 5 ans
Nom Prénom
Age Groupe
Date du bilan Educatrice référente
J’apprends à découvrir qui je suis à travers les différents moments de la journée
Lors de l’arrivée
□ Je me sépare facilement de papa et maman, je rejoins les autres sans pleurer
□ J’ai de la peine au départ de papa et maman, mais après avoir dit au-revoir par la
fenêtre, je me sens bien pour débuter ma journée
□ Je prends beaucoup de temps pour me séparer de papa et maman. J’ai besoin
de réconfort
Commentaires
Lors des activités de groupe
□ Je participe spontanément aux activités
□ Je préfère apprivoiser l’activité en observant d’abord mes copains et je participe
ensuite
□ Je préfère les jeux en petits groupes
□ Je me retire du groupe, je préfère les jeux seuls
Commentaires
Face aux consignes et règles de vie
□ Je suis un modèle pour les autres. Je saisis bien la raison des différentes règles
de vie et consignes à la garderie et je les respecte
□ J’ai de la difficulté à respecter certaines règles et j’exprime mes désaccords
verbalement
□ J’ai de la difficulté à respecter certaines règles et j’exprime des désaccords par
des comportements inacceptables
□ Il est parfois difficile de respecter les règles de vie et consignes. L’adulte doit
répéter
Commentaires
Lors des moments de transition
□ Je participe positivement aux animations proposées
□ J’ai besoin d’encouragement de l’adulte pour m’impliquer. J’aime que l’on
s’occupe de moi
□ J’ai de la difficulté avec les moments d’attente. J’aime bouger
□ Pour moi, c’est le plaisir avant tout. J’aime taquiner mes amis
Commentaires
Lors des repas
□ Je suis gourmand et je demande souvent une deuxième portion
□ Je mange peu
□ Je suis sélectif sur la nourriture et j’ai besoin d’encouragement pour goûter
□ J’aime les découvertes. J’adore goûter à de nouveaux aliments
□ Je mange seul et proprement, avec une fourchette et un petit couteau
□ Je mange seul avec une cuillère et il m’arrive parfois de laisser ma trace
□ Il m’arrive de prendre mes doigts pour certains aliments car je trouve que cela
va plus vite
Commentaires
Lors de la sieste
□ J’ai de la facilité à me détendre
□ J’ai besoin de la présence de l’adulte
□ J’ai besoin d’un objet personnel pour me sécuriser
□ J’ai beaucoup d’énergie et j’ai parfois difficile de m’endormir
□ Mes besoins de sommeil ont diminué, une période de relaxation me suffit
Commentaires
36
Lo rs du ra ng ement du ma tériel
□ Je range le matériel de façon autonome après l’avoir utilisé
□ J’ai besoin de l’aide de l’adulte pour ranger le matériel au bon endroit
□ J’observe les autres ranger. L’adulte doit me rappeler que c’est l’heure de ranger
□ Je refuse de ranger ou le fais avec colère
C om men t air es
Lo rs du dépa rt
□ Je démontre facilement ma joie en courant dans les bras de maman ou de papa
□ Je suis content de voir papa et maman mais j’ai tellement de plaisir à la garderie
que je voudrais prolonger mes journées
□ A la fin de la journée, je m’ennuie de maman et papa. Je les réclame et démontre
de l’inquiétude
□ J’ai besoin de limites claires sinon je mets beaucoup de temps à me préparer, je
m’excite, je cours et mes parents ont chaud !
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m a psyc hom ot ri ci t é
Lo rs des a c tivités q ui impl iq uent des dépl a c ements
□ J’éprouve de la facilité à contrôler mes mouvements lors des déplacements
□ Je suis capable de contrôler certains mouvements avec l’aide de l’adulte
□ Sans l’aide de l’adulte, il est très difficile de contrôler certains mouvements
C om men t air es
Lo rs des a c tivités q ui impl iq uent des mo uvements f in s et préc is
□ J’éprouve de la facilité à contrôler mes mouvements de précision et de
coordination de mes doigts, mes mains, mes yeux
□ J’ai besoin du support minimal de l’adulte pour m’aider à contrôler mes
mouvements de précision et de coordination de mes doigts, mes mains, mes yeux
□ Sans le support de l’adulte, il est très difficile de contrôler certains mouvements
de précision et de coordination de mes doigts, mes mains, mes yeux
□ J’ai une bonne préhension du crayon
C om men t air es
J’ai une préférence à l’utilisation / : □ de ma main droite □ de ma main gauche
Lo rsq ue j ’ identif ie l es pa rties de mo n c o rps
□ Je reconnais sur une image la plupart des parties du corps humain
□ Je reconnais et nomme la plupart des parties de mon corps
□ Je reconnais et pointe les principales parties de mon corps
□ Je débute l’apprentissage de l’identification des parties de mon corps
C om men t air es
Lo rsq ue j e m’ o riente da ns l ’ espa c e et da ns l e temps
□ Je saisis bien les différents concepts relatifs au temps et à l’espace
□ Je débute mon apprentissage des concepts et réussis à en distinguer quelquesuns
□ J’expérimente mon environnement dans le but de prendre conscience
graduellement de ces concepts
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m a fa ç on d e c om mu ni qu er
Lo rsq u’ une perso nne entre en c o mmunic a tio n a vec mo i
□ Je comprends les demandes simples de l’adulte
□ Je comprends les consignes lorsqu’elles me sont dites une à la fois
□ Je comprends les consignes de 2 ou 3 éléments
□ Je comprends les explications de l’adulte à mes questions lorsque le langage
utilisé est simple
C om men t air es
Lo rsq ue j e c o mmuniq ue
□ J’ai tendance à pointer pour faire une demande
□ J’utilise des mots pour faire une demande. Ma prononciation est encore imparfaite
□ Je communique à l’aide de petites phrases simples de mots
□ Je me fais comprendre, mais certains sons sont difficiles à prononcer
□ Je peux raconter une histoire ou avoir une conversation soutenue
C om men t air es
37
Lo rsq ue j e m’ exprime deva nt un g ro upe
□ J’ai de la facilité à m’exprimer devant les autres
□ J’ai beaucoup de choses à dire
□ Je m’exprime plus facilement devant un petit groupe d’amis
□ Je m’exprime lorsqu’on me pose une question. A l’occasion, il faut me sortir les
vers du nez
□ Je m’exprime plus facilement lorsque je me sens en confiance. Il faut apprendre à
me connaître pour trouver la bonne clef
C om men t air es
Lo rsq ue j ’a i un b eso in à exprimer
□ J’exprime mes besoins verbalement
□ J’exprime mes besoins physiquement
□ Je m’exprime lorsque l’adulte me questionne
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m on d évelop p em en t in t ellec tu el
M émo ire
□ J’ai un bon sens de l’observation, je me rappelle où sont placés les objets
□ J’ai une bonne mémoire. Je retiens les paroles des chansons facilement
C om men t air es
Co nc entra tio n
□ Je reste attentif à une activité pendant une longue période
□ J’ai un temps de concentration restreint, je papillonne d’une activité à l’autre
□ Mon temps de concentration est de ….. minutes
C om men t air es
Créa tivité
□ J’ai beaucoup d’imagination, je crée, j’invente, je diversifie mon matériel
□ J’observe les autres et je m’inspire de leur création
□ Je suis conservateur face à de nouvelles textures, je n’ose pas essayer
C om men t air es
Asso c ia tio n
□ Je suis capable de faire des associations (classer des objets par catégorie,
reconnaître les différences ou ressemblances dans une image)
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m es rela t i on s soci a les
Je déc o uvre mo n enviro nnemen t
□ Je fais preuve de curiosité. Je m’intéresse à tout ce qui m’entoure en touchant à
tout
□ Je m’intéresse à tout ce qui m’entoure en posant beaucoup de questions
(pourquoi ?)
□ Je suis plutôt observateur. Je regarde les autres expérimenter et j’essaie par la
suite
C om men t air es
M a rela t i on a vec m es c op ai n s
□ J’entre facilement en contact avec les autres
□ J’aime beaucoup les jeux de groupe
□ Je préfère jouer en petit groupe (2 ou 3 amis)
□ Je préfère jouer seul
C om men t air es
Lo rsq u’ il fa ut pa rta g er
□ J’accepte facilement de partager quand un ami me demande de lui prêter un jouet
□ J’accepte facilement de partager à la demande de l’adulte
□ J’accepte difficilement de partager même lorsqu’un adulte me le demande et
j’attends le bon moment pour pouvoir reprendre le jouet
□ Je garde un œil sur mes jouets préférés et je réagis de façon agressive si un autre
ami le prend
C om men t air es
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Lo rsq ue j ’a i b eso in d’ a ide
□ Avant de demander de l’aide, je tente par tous les moyens de réussir par moimême
□ J’ai de la facilité à demander de l’aide aussitôt que j’en ai besoin
□ Lorsque je demande de l’aide, je me dirige d’abord vers l’adulte
□ Lorsque je demande de l’aide, j’ai tendance à aller voir un ami
C om men t air es
Lo rsq ue c ’ est mo n to ur de pa ro l e o u de j o uer
□ J’ai de la facilité à attendre mon tour et j’écoute l’ami qui s’exprime
□ Il est parfois difficile pour moi d’attendre mon tour. Je me décourage et je change
de jeu
□ Je veux être le premier et je prends tous les moyens pour réussir
C om men t air es
Lo rsq ue j e vis un c o nf l it a vec un a utre
□ Je demande de l’aide de l’adulte pour trouver une solution
□ Je demande à mon ami de m’aider à trouver une solution qui plaira aux deux
personnes
□ J’exprime ma colère par des gestes d’agressivité
□ J’ignore la situation et vais jouer avec autre chose
C om men t air es
J ’ ap p rend s à d éc ou vri r qui j e su i s à t ra vers m es rela t i on s a ffec t i ves
J’ a pprends à devenir a uto no me
JE PRENDS DES INITIATIVES
□ Je fais preuve de beaucoup d’initiative. Je vais au-devant des demandes de
l’adulte
□ Je suis la vague en imitant les autres. Je sais ce que je dois faire mais j’ai besoin
d’encouragement
□ Je suis souvent prêt en dernier. J’attends que l’adulte me rappelle ce que j’ai à
faire
JE M’HABILLE SEUL
□ Je m’habille et me déshabille seul de la tête aux pieds
□ Je participe à l’habillement en enlevant ou en mettant quelques articles de
vêtements
□ Je coopère pour mettre et enlever mes vêtements
JE DEVIENS PROPRE
□ Je vais aux toilettes seul et de façon régulière
□ Je suis sur la voie de la réussite, je communique mes besoins mais il m’arrive
d’avoir de petits accidents
□ Je débute l’entraînement à la propreté. Je démontre certains signes et j’accepte
d’aller sur les toilettes ou le pot à la demande de l’adulte
C om men t air es
L’ expressio n de mes sen timents
□ J’exprime mes émotions avec des mots
□ J’exprime mes émotions avec des cris, des pleurs
□ J’exprime mes émotions avec des gestes
□ J’ai besoin de l’aide de l’adulte pour m’aider à exprimer mes émotions
C om men t air es
Fa c e à une situa tio n f rustra nte
□ Je communique mes émotions à l’adulte ou à l’ami avec des mots
□ Je réagis de façon agressive, physiquement ou verbalement
□ J’ai tendance à me replier sur moi-même et à me retirer du groupe
□ Je préfère jouer seul
C om men t air es
Fa c e à un éc hec
□ Je suis déçu, mais je me dis que je réussirai la prochaine fois
□ J’ai tendance à éviter les situations qui pourraient me faire vivre un échec
□ Je n’accepte pas les échecs et je trouve des excuses pour expliquer que je n’ai
pas réussi
□ J’ai tendance à me mettre en colère
□ Je préfère plutôt me retirer pour prendre un autre jeu
C om men t air es
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Fa c e à un suc c ès
□ Je suis fier de moi et le verbalise aux autres
□ Mon expression faciale témoigne de ma fierté, mais je le garde pour moi
□ Je suis plutôt timide et je ne réagis pas vraiment
C om men t air es
Lo rsq u’ il y a un déf i à rel ever
□ Je persiste tant que je n’ai pas atteint mon but
□ J’ai besoin d’encouragement
□ J’ai tendance à me décourager et à abandonner rapidement
□ J’ai tendance à me fâcher et à manifester rapidement de la colère
□ Je me dis que je ne suis pas capable et je prends un autre jeu
C om men t air es